Arif Yusuf
24 Septembre 2017•Mise à jour: 24 Septembre 2017
AA/ Bagdad
Le Premier ministre irakien, Haider al-Abadi, a déclaré, dimanche, que son gouvernement prendra des mesures [non précisées] afin de préserver l’unité du pays face au référendum de sécession que le district kurde du Nord de l’Irak s’obstine à tenir.
Al-Abadi a ajouté, dans un discours prononcé à quelques heures du référendum prévu pour demain lundi : « tenir un référendum unilatéral affecte l’unité de l'Irak et la sécurité de la région ».
« Il s’agit d’un acte qui contrevient à la Constitution et à la coexistence pacifique. Nous prendrons des mesures pour préserver l’unité du pays », a-t-il souligné.
Et d’ajouter : « Nous n’abandonnerons pas nos citoyens kurdes et nous refusons l’établissement d’un Etat ethnique et raciste ».
« Nous ne traiterons ni avec le référendum ni avec ses résultats, dans la mesure où il affecte l’unité de l’Irak et la sécurité de la région », a affirmé le Premier ministre.
Le référendum, prévu le 25 septembre courant, n’a pas de caractère contraignant. Il porte sur un sondage d’opinion auprès des habitants des trois provinces du District qui sont : Erbil, Souleimaniya et Dohuk ainsi que d'autres régions disputées, sur leur volonté de se détacher de l’Irak.
La Turquie, les États-Unis, l'Iran et l'ONU ont exprimé leur refus du référendum, soutenant qu’il est susceptible de déstabiliser davantage la région, et de détourner les efforts déployés dans la lutte contre Daech.
Le gouvernement irakien rejette le référendum, le considère incompatible avec la constitution de 2005 et nuisible aux intérêts politiques, économiques et nationaux des kurdes