Ahmed Abdelsalam Ahmed Nassr
10 Mars 2016•Mise à jour: 11 Mars 2016
AA / Ahmed al-Masri
Les manœuvres de l’opération "Tonnerre du Nord", lancées le 27 février dernier, ont été clôturées jeudi à la base militaire du roi Khaled, dans la région de Hafar al-Batin (nord de l’Arabie Saoudite). Onze chefs d’Etat dont le roi saoudien, Salmane ben Abdelaziz, ont pris part à cet événement militaire.
Vingt pays, arabes et musulmans, participent à ces manœuvres, à l’invitation de l’Arabie Saoudite, a déclaré le chef d'état-major de l’opération, Abderrahmane al-Banyane, lors d’un discours prononcé à l’occasion. Il s’agit, dit-il, du "plus grand rassemblement militaire arabo-musulman dans la région".
"C’est aussi l’un des plus grands exercices militaires au monde par le nombre des forces qui y participent et l’étendue de la zone des manœuvres", a-t-il poursuivi.
L’Arabie Saoudite considère le "Tonnerre du Nord" comme le deuxième plus grand rassemblement de forces mixtes dans la région, depuis l’opération "Tempête du désert", menée en 1991 pour mettre fin à l’occupation du Koweït par l’Irak.
Le conseiller du ministre saoudien de la Défense, Ahmed Assiri, avait confirmé, lundi dernier, lors d’une conférence de presse, que les manœuvres du "Tonnerre du Nord" ne sont pas dirigées contre l’Iran, mais elles sont destinées à améliorer les capacités de combat des pays membres de cette opération.
Assiri avait souligné que la sécurité de l’Arabie Saoudite et des pays du Golfe est une "ligne rouge" à ne pas franchir.
Les manœuvres se sont déroulées en présence des chefs d’Etat de onze pays, à savoir l’Arabie saoudite, le Koweït, le Qatar, l’Egypte, le Soudan, Djibouti, la Mauritanie, le Yémen, le Tchad, les Comores et le Sénégal.
Des chefs de gouvernements, des princes héritiers et des ministres de la Défense ont également assisté à cette cérémonie de clôture dont le vice-président des Emirats Arabes Unis, Mohammed ben Rachid Al Maktoum, et le Premier ministre marocain, Abdel-Ilah Benkiran.
EZ