Tarek Mohammed
29 Septembre 2016•Mise à jour: 30 Septembre 2016
AA / New York / Mohamed Tarek
Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a souligné que ««L’abattoir est plus humain que ce qui se passe à Alep» dans le Nord de la Syrie.
Ban Ki-moon s’exprimait, mercredi, au cours d’une séance du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée à « la protection des civils et la protection sanitaire au cours des conflits armés ».
« Ce matin, nous nous sommes réveillés en apprenant que des attaques ont ciblé deux des principaux hôpitaux de la ville d’Alep », a-t-il dit.
« Soyons clairs, ceux qui utilisent des armes de destruction plus que de tout temps savent très bien ce qu’ils font », a relevé Ban Ki-moon en référence au régime syrien et à son allié russe.
« Ils savent très bien qu’ils sont en train de commettre des crimes de guerre. Imaginez la destruction, les membres des humains sont en l’air et les enfants ressentent une douleur atroce…sans secours, sans aide et la mort qui rode partout », a-t-il poursuivi.
« Imaginez l’abattoir, Alep c’est pire. Même l’abattoir est plus humain », a lancé le Secrétaire général de l’ONU.
«Les Nations Unies ont déçu les habitants d’Alep et le principe de reddition des comptes et des sanctions des auteurs des crimes doit être appliqué en Syrie », a-t-il lâché.
« Les hôpitaux, les cabinets de médecins, les ambulances et le personnel médical à Alep sont la cible d’attaque en continu. Nous avons déçu Alep et c’est pour ca qu’il faut qu’il y ait une reddition de comptes », a-t-il insisté.
Des frappes aériennes ont ciblé, mercredi à l’aube, les deux plus grands hôpitaux de l’Est d’Alep contrôlé par les factions de l’opposition, provoquant de »s pertes en vies humaines et des dégâts matériels selon des sources syriennes de l’opposition.
Ban Ki-moon a ajouté que « les Etats membres doivent déployer le maximum d’efforts pour renforcer le respect de la protection médicale lors des conflits armés et que les Etats membres et les protagonistes du conflit prennent les mesures et précautions nécessaires pour protéger les équipes médicales lors de la planification et de l’exécution des opérations militaires ».
Le Secrétaire général de l’ONU a demandé aux pays membres et aux protagonistes du conflit de garantir le jugement et la sanction des responsables des exactions.
Depuis le 19 septembre, date à laquelle le régime de Bachar al-Assad a annoncé la fin d’une semaine de cessez-le-feu appliqué en vertu d’un accord américano-russe, les forces du régime syrien et les forces aériennes russes ont lancé une offensive violente contre les quartiers d’Alep sous contrôle de l’opposition, faisant des centaines de victimes parmi les civils.
Il semblerait que près de 300 mille civils sont assiégés à Alep.