Nadia Akari
21 Juillet 2016•Mise à jour: 22 Juillet 2016
AA/Séoul / Alex Jensen
La présidente sud-coréenne Park Geun-hye a invité, jeudi, les critiques d’un nouveau système de défense antimissile américain dans le pays à proposer leurs idées s’ils les estiment meilleures.
La Corée du Sud et les Etats-Unis ont annoncé, ce mois-ci, qu’ils allaient déployer le système antimissiles balistiques « Terminal High Altitude Area Defense (THAAD)» dans le comté rural de Seongju, à près de 300 km au sud de Séoul, avant la fin de l’année.
Non seulement ce plan a contrarié la Chine et la Russie tandis que les Etats-Unis continuent de renforcer leur influence régionale, mais il a provoqué les critiques d’acteurs internes qui s’interrogent sur l’efficacité du système de défense.
Les détracteurs du THAAD pointent aussi du doigt ses effets négatifs sur l’environnement et la santé malgré les efforts du gouvernement pour réfuter ces théories.
«S’il existe un tout autre moyen que le développement du THAAD, pour protéger notre peuple des possibles attaques de missiles de la Corée du Nord, [les détracteurs du THAAD] devraient nous présenter leurs propositions» a répliqué Park, citée par l’agence de presse locale Yonhap, durant une réunion du Conseil de sécurité nationale.
Environ 2000 habitants du comté de Seongju se sont rendus, jeudi, dans la capitale sud-coréenne, Séoul, pour réaffirmer leur opposition au déploiement du système qui a été décidé sans l’approbation du Parlement.
Au début de cette semaine, la Corée du Nord a effectué trois tirs d’essai de missiles balistiques en pleine mer, en geste de défi aux Nations Unies qui a plusieurs fois sanctionné cet Etat.
Les deux Corée demeurent techniquement en état de guerre puisqu’elles n’ont jamais signé de traité de paix, après le cessez-le-feu qui a interrompu la Guerre de Corée, en 1953, après trois années de combats.
Le Conseil de Sécurité de l’ONU a approuvé dernièrement à l’unanimité, une résolution portant sur des sanctions internationales plus sévères à l’encontre de la Corée du Nord, à la suite de son essai nucléaire et d’un lancement de missile effectués, au début de l’année 2016.
Ces sanctions imposent des inspections à tous les cargos entrant et sortant du pays, interdisent le transfert ou la vente d’armes et ajoutent les noms de 16 personnes et 12 organisations à une liste noire.