Nadia Al Chahed
21 Juillet 2016•Mise à jour: 21 Juillet 2016
AA/Bagdad/ Ali Jaouad
En colère contre la baisse de l'approvisionnement électrique au moment où les températures ont atteint jusqu'à 50 degrés, des citoyens irakiens ont menacé de faire irruption dans la station électrique de la province de Kerbala (Sud) et d'y tenir un sit-in.
Dans plusieurs provinces du sud du pays, les températures ont atteint jusqu'à 52 degrés Celsius, selon l'autorité publique de météorologie, qui s'attend à ce que la température atteigne jusqu'à 53 degrés jeudi.
Contacté par Anadolu, le chef du conseil de la province de Karbala, Nacef al-Khatibi, a indiqué avoir rencontré les citoyens contestataires afin de les calmer et avoir réussi à les "convaincre d'attendre 48 heures avant la mise en exécution de leur menace de tenir un Sit in dans la station électrique de la province".
Un délai qui vise, selon lui, à donner au ministère de tutelle l'occasion de trouver une solution à la crise, "sans quoi il sera difficile d'arrêter cet élan de colère populaire", a-t-il poursuivi.
Mohamed Fethi, porte parole du ministre de l'Electricité, a expliqué, pour sa part, que la baisse d'approvisionnement électrique dans nombre de provinces incombe à une baisse de la production causée, notamment, par la hausse des températures.
L'Observatoire irakien des droits de l'Homme (non gouvernemental) a, pour sa part, mis en garde contre le risque d'une "catastrophe humanitaire" parmi les déplacés d'al Kayyara et Sharqat (nord) à cause des " rudes conditions" auxquelles ils font face, que la hausse des température n'arrange guère.
Depuis la prise par Daesh de nombre de provinces irakiennes, le pays connait une des plus importantes vagues migratoires de son histoire.
Bien que les forces irakiennes, appuyées par les forces de la coalition internationale, ont pu libérer certaines provinces, le nombres de déplacés n'a cessé d'augmenter surtout à l'approche de la reprise de Mossoul, fief principal de l'organisaion terroriste.
Selon la commission des immigrés au sein du parlement irakien, le nombre de déplacés a atteint prés de 5 millions dont 800 mille de la ville d'al-Anbar. La commission s'attend, en outre, à de nouveaux déplacements d'environ un million de personnes de la province de Mossoul.