Mohamad Aldaher
20 Octobre 2016•Mise à jour: 21 Octobre 2016
AA/ Genève
L’envoyé de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a affirmé, jeudi, que les civils à Alep ne souhaitent pas quitter leur ville, et ne veulent pas devenir des réfugiés.
C’est ce qu’a déclaré l’émissaire onusien à Anadolu, au terme d’une réunion à Genève, du groupe de travail international sur l'aide humanitaire en Syrie.
De Mistura a démenti les déclarations du président du régime syrien Bachar al-Assad, retransmises par la chaîne suisse SFR, dans lesquels il affirmait que «la population civile d’Alep veut quitter la ville, mais des hommes armés les menacent de mort s'ils partent ».
L'envoyé de l'ONU a déclaré, à cet égard: "A Alep, il y a entre 5 mille et 6 mille hommes armés, et 275 mille civils, et nous devons écouter ces derniers."
"D'après ce que j'ai entendu, ces personnes ne veulent pas quitter la ville, mais veulent rester dans leurs maisons. Ce qu'ils souhaitent, c’est l'arrêt des bombardements", a-t-il ajouté.
Pour sa part, Jan Egeland, conseiller de Mistura, a appelé à évacuer d'urgence les malades civils d’Alep.
Les équipes médicales des Nations Unies sont prêtes dans la ville turque de Gaziantep, a-t-il souligné.
Moscou avait annoncé, lundi dernier, une « trêve humanitaire » de plusieurs heures à Alep, à compter du jeudi, à partir de 8:00, jusqu’à 16 :00 heure locale (de 5:00 à 13:00 GMT).
Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a appelé « les pays ayant une influence sur les combattants à persuader ces derniers d'arrêter les combats et de quitter l'est d'Alep ».