AA/Gaza/Hidaya al-Saiidi
L’observatoire euro-méditerranéen des droits de l’Homme, a indiqué que les autorités libyennes ont découvert des dizaines de corps d’immigrés clandestins, très probablement palestiniens et syriens, qui s’étaient noyés au large des côtes de la Libye au début du mois courant à cause d’une panne technique de leur embarcation.
«Les autorités libyennes ont découvert ce mardi, des dizaines de corps d’immigrés clandestins qui étaient sur une embarcation coulée au début du mois d’octobre courant » a déclaré Rami Abda, président de l’observatoire euro-méditerranéen des droits de l’Homme (non gouvernemental dont le siège est à Genève).
Il a ajouté dans une déclaration à l’Agence Anadolu (AA) que « la barque qui devait avoir près de 200 immigrés à bord a coulé à cause d’une panne technique survenue deux jours après son départ»
«les premières données dont nous disposons indiquent que la plupart de ces voyageurs clandestins étaient Syriens et Palestiniens parmi ceux qui étaient réfugiés en Syrie, outre une dizaine de Palestiniens de Gaza et un certain nombre d’africains » a indiqué Rami Abda sans préciser les nationalités des africains.
Les autorités libyennes avaient repêché 10 cadavres et secouru 80 personnes après le naufrage il y a près d’une semaine, d’une embarcation au large des côtes de la ville Qarabouli, près de Tripoli, toujours selon Abda, qui a expliqué que la mer a renvoyé les corps vers les plages parce que l’embarcation n’avait pas quitté les eaux territoriales libyennes et qu’elle n'avait atteint qu'une distance d'environ 3 miles du port de Qarabouli duquel elle était partie, soit à 60 km à l’est de Tripoli »
Il n’a pas été possible d’obtenir un commentaire dans l’immédiat de la part des autorités libyennes sur les déclarations de l’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’Homme.
Au milieu du mois de septembre dernier, une barque transportant des dizaines de Palestiniens qui tentaient de parvenir jusqu’en Europe, avait coulé entre les côtes de Malte et celles d’Alexandrie au nord de l’Egypte. On ne sait toujours rien de près de 400 d’entre eux, selon l’Organisation mondiale de la migration.
Des parties palestiniennes travaillant dans l’humanitaire et les droits de l’Homme oeuvrent encore pour connaitre ce qu’il était advenu de ces personnes disparues alors que l’ambassade de Palestine en Grèce avait annoncé, quelques jours après le naufrage que la barque a été coulée intentionnellement.