AA/Hong Kong/ Benjamin Garvey
Le gouvernement de Hong Kong a déclaré, mardi, qu’il rencontrerait les leaders étudiants du « Mouvement de désobéissance civile pour la démocratie » d’ici la fin de la semaine à la suite d'une entente entre les deux parties pour mener un séries de discussions publiques sur des réformes politiques.
Cette dernière évolution de la situation à Hong Kong survient à la suite d’une seconde réunion, lundi soir, entre les représentants du gouvernement et des dirigeants étudiants du mouvement.
Le Sous-secrétaire aux Affaires constitutionnelles de Hong Kong, Lau Kong-Wah, a déclaré que les deux parties s’étaient entendues pour organiser plusieurs réunions et que le dialogue sera mené dans un esprit de respect mutuel, a rapporté, mardi, la Radio-télévision de Hong Kong, groupe audiovisuel financé par le gouvernement.
Lau, toujours cité par la Radio-télévision de Hong Kong, a également affirmé que le gouvernement appliquera tout accord de consensus conclu entre les parties, assurant qu’un groupe de travail dirigé par la Secrétaire générale de l'administration, Carrie Lam, rencontrera les étudiants cette semaine.
En parallèle, environ 300 des milliers de manifestants, qui ont paralysé certaines parties du territoire ces derniers jours, ont poursuivi leur occupation des principales routes de la région administrative de Hong Kong.
« Je crois que la manifestation estudiantine est notre dernier recours » a confié, au correspondant de l’Agence Anadolu (AA), un habitant de Hong Kong, observant avec son épouse les protestations.
« Je respecte le comportement des étudiants… Beaucoup de Hongkongais soutiennent les étudiants mais ne l’avouent pas » a affirmé l’habitant sous couvert d’anonymat.
Ces onze derniers jours, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées à Hong Kong pour faire pression sur Pékin et l’obliger à desserrer son pouvoir sur cette ancienne colonie britannique, fonctionnant aujourd’hui sous le régime de « Région administrative spéciale (RAS) », subdivision politique de la République populaire de Chine (RPC) ayant un statut administratif spécial.
Le Président exécutif de Hong Kong avait été sélectionné en 2012 par un comité formé de 1200 personnes. Les manifestants critiquent le comité et accusent ses membres d’être partisans du gouvernement de Pékin.
En août dernier, les dirigeants chinois ont décidé que les candidats à la fonction de président exécutif pour les élections de 2017 devraient être approuvés par Pékin bien qu’ils soient choisis par les Hongkongais.