Rania R.a. Abushamala
15 Juillet 2026•Mise à jour: 15 Juillet 2026
AA / Istanbul
L'Iran a convoqué mercredi l'ambassadeur britannique à Téhéran pour protester contre la désignation par le gouvernement britannique du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) comme « organisation terroriste » en vertu d'une nouvelle législation sur les menaces contre l'État.
Dans un communiqué, le ministère iranien des Affaires étrangères a indiqué que l'ambassadeur Hugo Shorter avait été convoqué par Alireza Yousefi, vice-ministre des Affaires étrangères chargé de l'Europe occidentale.
Selon le ministère, Yousefi a transmis la vive protestation de Téhéran contre ce qu'il a qualifié de mesure « injustifiée » et « hostile » visant le CGRI.
Le gouvernement britannique a inscrit lundi le CGRI sur sa liste des organisations terroristes en s'appuyant sur les pouvoirs conférés par la loi sur la sécurité nationale (menaces contre l'État), selon des informations de presse.
Dans une déclaration écrite au Parlement, la ministre d'État chargée de la Sécurité, Angela Eagle, a affirmé que le gouvernement avait « identifié des activités liées au CGRI impliquant des menaces contre des vies et des actes d'intimidation sur le sol britannique ».
Yousefi a également critiqué les déclarations de la ministre britannique de l'Intérieur, Shabana Mahmood, devant le Parlement au sujet de l'Iran, estimant que les accusations visant le CGRI étaient « sans fondement, irresponsables et incompatibles » avec les obligations internationales du Royaume-Uni ainsi qu'avec les principes régissant les relations entre les États.
Il a accusé Londres d'offrir depuis longtemps un refuge aux dirigeants et aux membres de groupes et de réseaux que l'Iran considère comme des « organisations terroristes ».
Soulignant le rôle du CGRI dans la défense de l'intégrité territoriale et de la sécurité nationale de l'Iran, Yousefi a averti que toute législation hostile visant l'Iran ou ses institutions ferait l'objet d'une « réponse ferme et réciproque ».
*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz