Serap Doğansoy
16 Juin 2026•Mise à jour: 16 Juin 2026
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
La France est prête à participer à d'éventuelles opérations visant à sécuriser le détroit d'Ormuz, alors que l'accord annoncé entre les États-Unis et l'Iran doit encore être formellement signé, a indiqué ce mardi la ministre française des Armées, Catherine Vautrin.
Interrogée sur TF1, la ministre a déclaré que deux chasseurs de mines français étaient déjà déployés à proximité du détroit et pouvaient intervenir rapidement en cas de besoin, notamment pour des opérations de déminage destinées à rétablir la liberté de navigation.
« Nous avons sur zone deux bâtiments chasseurs de mines (...) prêts à accompagner pour du déminage », a-t-elle affirmé, précisant que ces moyens pourraient être engagés dans le cadre de la mission maritime multinationale conduite avec le Royaume-Uni.
Selon Catherine Vautrin, la liberté de circulation maritime constitue un enjeu majeur non seulement pour l'économie mondiale mais également pour le respect du droit international. Elle a souligné que la situation à Ormuz pourrait créer un précédent pour d'autres détroits stratégiques dans le monde.
La ministre a par ailleurs indiqué que le groupe aéronaval articulé autour du porte-avions Charles-de-Gaulle pourrait être déployé rapidement si les autorités françaises en décidaient ainsi. Elle a rappelé que ce dispositif comprend des frégates et des aéronefs capables de contribuer à la sécurisation de la zone.
Paris considère l'accord annoncé entre Washington et Téhéran comme « une très bonne nouvelle » et affirme vouloir contribuer à sa mise en œuvre effective. Les autorités françaises estiment que la réouverture du détroit d'Ormuz, par lequel transite une part importante du commerce mondial d'hydrocarbures, constitue un enjeu majeur pour la stabilité des marchés énergétiques.
Évoquant également la situation au Liban après les déclarations du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sur le maintien de troupes israéliennes dans le pays, Catherine Vautrin a réaffirmé que la France souhaitait voir les autorités libanaises retrouver « toute leur souveraineté » et le contrôle de l'ensemble de leur territoire.