Bilal Müftüoğlu
27 Mai 2016•Mise à jour: 28 Mai 2016
AA - Paris - Bilal Muftuoglu
Le président français François Hollande a souligné vendredi son intention d' "aller jusqu'au bout" sur la réforme du code du Travail malgré une nouvelle vague de mobilisation qui gagne toute la France pour la 8e fois, depuis le mois de mars.
"je veux que nous puissions aller jusqu'au bout. [...] Je tiendrai bon parce que c'est une bonne réforme" a dit François Hollande depuis le Japon, où il assiste au sommet du G-7.
Hollande a fustigé les exigences de la CGT, le plus grand syndicat de France et organisateur des blocages des raffineries et des centrales nucléaires dans le cadre des manifestations.
"On ne peut pas accepter qu’il y ait une centrale syndicale, qui a son histoire, qui puisse dire ce qu’est la loi ou ce que ne doit pas être la loi", a ainsi affirmé Hollande faisant allusion à la CGT qui exige actuellement le retrait de la loi Travail.
"Si le dialogue est toujours possible, il n’est jamais fondé sur un ultimatum", a averti le président français, avant de préciser:
"Le texte va aller au Sénat, il reviendra ensuite à l’Assemblée nationale. C’est dans ce cadre-là que les discussions doivent avoir lieu et, pour l’instant, nulle part ailleurs".
L'exécutif qui procède depuis le début de la semaine, à des évacuations par le biais de la police dans les raffineries bloquées par les syndicats, exerce son "premier devoir", a souligné le Président français qui serait celui «d'approvisionner en carburant les consommateurs, de fournir les services publics essentiels, de permettre le transport de tous et d'assurer le bon fonctionnement de l'économie».
La pénurie de l'énergie, une semaine après les premiers blocages dans les raffineries en France, est en phase de devenir une réalité dans l'ensemble du pays, en marge des protestations contre la réforme du gouvernement sur le code du Travail.
Alors que les huit raffineries que compte la France ont décidé de faire la grève cette semaine, l'Union française des industries pétrolières (UFIP) a annoncé mercredi que la France puise depuis deux jours dans ses réserves stratégiques pour répondre à la demande en carburant.
La France fera face à une nouvelle vague de mouvement social le 14 juin, soit quatre jours après l'examen par le Sénat de la réforme très contestée de la ministre du Travail Myriam El-Khomri. Ce mouvement, qui est loin d'être le dernier, pourrait avoir des fortes répercussions sur l'Euro 2016, dont le coup d'envoi sera donné le 10 juin à Paris.