Tarek Fathi Mohamed
19 Juin 2021•Mise à jour: 19 Juin 2021
AA/New York
Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a déclaré vendredi qu'il n'accepterait pas que le coup d'État militaire au Myanmar devienne la «norme».
C’est ce qui ressort des premières déclarations de Guterres après que l'Assemblée générale des Nations Unies a annoncé qu'il avait été reconduit à la tête de l’Organisation internationale pour un deuxième mandat de 5 ans en tant que Secrétaire général.
Guterres a déclaré lors d'une conférence de presse tenue au siège des Nations Unies à New York que sa position depuis le coup d'État militaire perpétré au Myanmar début février, est « très claire et n'a pas changé ».
« Nous voulons créer les conditions pour rétablir la démocratie dans ce pays (..), libérer les prisonniers et faire cesser les exécutions et les violations flagrantes des droits de l’homme », a indiqué le chef des Nations Unies.
En réponse aux questions des journalistes sur ses attentes vis à vis du projet de résolution sur le Myanmar, qui sera voté par l'Assemblée générale des Nations Unies plus tard vendredi, Guterres a déclaré : « J'espère que les membres de l'Assemblée générale (193 pays) enverront un message clair selon lequel que nous n'accepterons pas que les coups d'État militaires deviennent la norme ».
Plus tard, vendredi, les membres de l'Assemblée générale voteront sur un projet de résolution rédigé par l'État du Liechtenstein avec le soutien de plus de 50 États membres de l'Assemblée générale, relatif à la situation au Myanmar.
Le projet de résolution appelle à « la libération du Président Win Myint et de la présidente du Conseil d’État, Aung San Suu Kyi, au respect de la volonté du peuple, à mettre fin à l'état d'urgence et permettre une transition démocratique durable dans le pays ».
Il est question également d’« empêcher l’afflux d'armes » dans ce pays.
Les résolutions de l'Assemblée générale des Nations Unies ne sont pas contraignantes, mais elles sont importantes car elles reflètent la volonté et les orientations de la communauté internationale.
Le 1er février à l'aube, des commandants de l'armée au Myanmar ont perpétré un coup d'État militaire, suivi de l'arrestation de hauts responsables du pays, dont le Président, Win Myint, et la présidente du Conseil d’État, Aung San Suu Kyi.
*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail