Nour Mahd Ali Abu Aisha
04 Mai 2018•Mise à jour: 06 Mai 2018
AA / Gaza / Nour Abu Aisha
Le Mouvement de résistance islamique, Hamas, a exprimé vendredi son rejet des résultats du Conseil national palestinien. Le mouvement a fait savoir qu'il " ne reconnaîtra pas ces résultats et cherchera avec les factions à protéger le projet national et à immuniser la Cause palestinienne".
Dans les premières heures de l'aube de ce vendredi, le Conseil national palestinien a conclu les travaux de sa 23ème édition avec l'élection de Mahmoud Abbas à la présidence de l'Etat de Palestine, et l'élection d'un comité exécutif et d’un conseil central de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).
Depuis la Bande de Gaza et dans une série de tweets diffusés vendredi, Fawzi Barhoum, porte-parole de Hamas a expliqué et justifié la position de son mouvement.
"Nous ne reconnaissons pas les résultats du conseil de la séparation qu’a tenu Abbas. Ils ne représentent pas notre peuple. Ils ont manqué de toute dimension légale et les moindres valeurs de la démocratie y font défaut", a lancé le porte-parole de Hamas.
Barhoum a également accusé le président palestinien Mahmoud Abbas de "déjouer les efforts visant à réaliser l'unité palestinienne". Pour lui, Abbas "a formé un comité exécutif à son gré, un comité qui est prêt à passer tous les projets de règlement, y compris l'accord du siècle lequel a commencé avec le siège de Gaza et la lutte contre la résistance et continue avec la coordination sécuritaire [avec Israël, ndlr]".
Le porte-parole a, par ailleurs, évoqué la riposte qu’entend entreprendre Hamas. "Nous allons essayer avec toutes les forces et les factions – et elles sont plus nombreuses que celles qui ont pris part à cette mise en scène- de protéger le projet national contre leur frivolité".
Les travaux du Conseil ont démarré lundi soir, dans la ville de Ramallah, dans le centre de la Cisjordanie occupée. A cette réunion ordinaire du Conseil, la première depuis 22 ans, dix des onze factions membres de l’OLP ont répondu présent. Seul le Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) a décidé de boycotter les réunions, rejoignant ainsi le Hamas et le Jihad islamique qui, eux, n’appartiennent pas à l’OLP.
Ces boycotteurs estiment que les réunions du Conseil "aggraveront la division palestinienne".
Dans ce même sillage, de nombreuses personnalités et forces politiques s'opposent à la convocation de du Conseil national sous l'occupation israélienne, et sans accord entre les parties palestiniennes sur son programme et ses décisions.
Le Conseil national est la plus haute autorité législative représentant les Palestiniens à l'intérieur et à l'extérieur de la Palestine, et compte 750 membres.