1 23
10 Octobre 2021•Mise à jour: 11 Octobre 2021
AA/Irak
Les bureaux de vote ont ouvert, dimanche, en Irak pour des élections législatives anticipées, pour sélectionner 329 députés au Parlement du pays, dans le cadre de mesures de sécurité strictes.
Selon le correspondant de l'Agence Anadolu, les bureaux de vote à travers le pays (18 gouvernorats, dont le district kurde du nord de l'Irak), ont ouvert leurs portes aux électeurs à 7h00 heure locale (04h00 GMT) et fermeront à 18h00 (15h00 GMT), s'il y n'aura pas de prolongation.
Le Premier ministre Mustafa Al-Kazemi a voté dès les premières minutes du processus de vote, dans sa circonscription du côté de Karkh dans la capitale, Bagdad, et a exhorté les Irakiens, dans ces déclarations aux médias, à participer rapidement au vote.
Le processus de vote se déroule dans le cadre de mesures de sécurité strictes se traduisant par la fermeture des postes frontaliers terrestres, maritimes et aériens et l'interdiction des déplacements entre les gouvernorats de samedi soir à lundi à l'aube.
Les chiffres officiels de la Commission électorale indiquent que 24,9 millions d'Irakiens ont le droit de voter, sur environ 40 millions de personnes.
Mais la loi ne permet à l'électeur de voter que par le biais de la carte d'électeur, et la Commission affirme que seulement 14,3 millions d'Irakiens ont reçu leur carte électorale.
Ils voteront dans 8 273 centres de vote, dans 55 041 bureaux de vote, répartis dans 83 circonscriptions électorales à travers l'Irak.
Quelques 3 249 candidats représentant 21 coalitions et 109 partis, ainsi que des indépendants, étaient en lice pour remporter les 329 sièges au Parlement irakien.
Le mandat parlementaire actuel était censé prendre fin en 2022, mais les partis politiques ont décidé de tenir des élections anticipées, à la suite des manifestations populaires généralisées qui ont renversé le gouvernement précédent, dirigé par Adel Abdel-Mehdi, à la fin de l’année 2019.
Les manifestants irakiens avaient dénoncé la classe politique influente accusée de corruption et de dépendance à l'extérieur, et avaient exigé la mise en œuvre de réformes politiques de grande envergure, à commencer par l'abolition du système de quotas basé sur la répartition des postes entre les principales composantes du pays, à savoir les chiites, sunnites et kurdes.
Cependant, les observateurs estiment que les prochaines élections n'apporteront pas de changement majeur dans la carte politique actuelle du pays.
*Traduit de l'arabe par Hend Abdessamad