Handan Kazancı,Hafawa Rebhi
10 Janvier 2019•Mise à jour: 11 Janvier 2019
AA / Kirkouk / Ali Mukarrem Garip
Bagdad a envoyé jeudi un commandant des forces de la lutte antiterroriste dans la province irakienne de Kirkouk (nord du pays), craignant des troubles politiques.
Cette action intervient deux jours après la dispersion par les forces de sécurité d'un rassemblement organisé à Kirkouk par des partisans de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK).
L’UPK a hissé, mardi soir, des drapeaux du gouvernement du District du Nord de l’Irak dans ses sièges dans la province.
Le lendemain, face aux craintes de troubles politiques, le gouverneur de Kirkouk a demandé à Bagdad d'envoyer des renforts militaires dans cette province riche en pétrole.
"Le commandant Abdelwahab al-Saidi a été envoyé à Kirkouk à la suite de la crise du drapeau mardi dans l'espoir de résoudre le problème et de rétablir la sécurité", a déclaré jeudi à l'agence Anadolu Muntazar al-Saidi, porte-parole de la police antiterroriste fédérale irakienne.
Le gouvernement fédéral avait retiré le drapeau des zones contestées après les événements du 16 octobre 2017 déclenchés à la suite du référendum illégal sur la sécession.
En ce mois-là, les forces du gouvernement fédéral avaient pris le contrôle de la ville de Kirkouk qui était jusqu’alors contrôlée par des forces des Peshmergas.
Kirkouk est l’une des zones disputées entre le gouvernement irakien et le gouvernement du District nord de l’Irak. Elle abrite un mélange national de Kurdes, de Turkmènes et d’Arabes.