Ömer Aşur Çuhadar
06 Décembre 2022•Mise à jour: 06 Décembre 2022
AA/ Ankara
La justice iranienne a condamné à mort cinq personnes pour le meurtre d'un membre des Gardiens de la révolution lors des manifestations contre la mort de la jeune femme, Mahsa Amini.
Selon la télévision d'Etat iranienne, le porte-parole de la justice, Massoud Setayeshi, a déclaré mardi, que le procès des personnes arrêtées dans le cadre de cette affaire se déroule "sérieusement".
Interrogé à propos de la situation des détenus. Si ils sont considérés comme des "manifestants ou des rebelles", Massoud Setayeshi a indiqué ''qu'il n'y a pas de différence entre un manifestant et un rebelle''.
"Une enquête a été ouverte contre les rebelles qui ont porté atteinte à l'ordre public et agi contre la sécurité nationale. Certains ont été arrêtés", a-t-il souligné.
Il a souligné que le verdict a été rendu contre 16 accusés dans l'affaire du meurtre d'un membre des forces paramilitaires Basdijdi des Gardiens de la révolution lors des manifestations du 3 novembre.
''Parmi ces 16 accusés, 5 cinq manifestants ont été condamnés à la peine capitale pour agression contre le personnel de sécurité et trouble à l'ordre public'', a affirmé la source.
Depuis le 16 septembre, les manifestations se poursuivent à travers l'Iran suite au décès d'Amini, 22 ans, 3 jours après son arrestation par la "police des mœurs" chargée de surveiller le code vestimentaire des femmes.
L'incident a suscité une colère publique généralisée dans les cercles politiques et médiatiques en Iran, au milieu de récits contradictoires sur les causes de la mort.
Le 22 novembre, l'Organisation iranienne des droits de l'homme (basée en Norvège) a annoncé dans un communiqué que 416 personnes avaient été tuées dans les manifestations qui se déroulaient dans le pays.
*Traduit de l'arabe par Hajer Cherni