AA - Ankara
Les relations Londres-Téhéran ont pris du retard, selon des experts.
Willem Oosterveld, expert en stratégie au Centre des recherches stratégiques de La Haye, a estimé que le ministre britannique des Affaires étrangères, Philip Hammond a pris du retard pour relancer les relations avec Téhéran, comparé à ses homologues européens.
Interviewé par l'Agence Anadolu, Oosterveld a évoqué la visite de Hammond en Iran pour la rouverture de l'ambassade britannique à Téhéran après quatre ans de rupture disant que "pour établir de bonnes relations et les maintenir après, Hammond devait bien effectuer cette visite et inaugurer l'ambassade."
L'ambassade de Royaume-Uni à Téhéran avait été fermée en novembre 2011, lorsqu'un groupe avait attaqué le bâtiment en réaction à la décision de Londres d'imposer des sanctions contre l'Iran.
L'expert a rappelé que Hammond - qui a inauguré l'ambassade dimanche - est le premier ministre britannique des Affaires étrangères arrivé à Téhéran depuis douze ans pour des entretiens officiels.
Selon l'expert, Hammond a pris du retard, mais bien qu'il ait agi après ses homologues français et allemand, l'inauguration s'est déroulée à un moment important.
"La rouverture de l'ambassade n'affectera pas beaucoup le secteur énergétique dans une première étape, mais elle est d'une importance symbolique pour le développement des relations et de la communication entre les deux pays", a estimé Oosterveld. Il fallait effectuer cette visite et inaugurer l'ambassade pour réinstaurer de bonnes relations."