Mona Saanouni
22 Juin 2019•Mise à jour: 23 Juin 2019
AA/Téhéran
La Présidence iranienne a indiqué, samedi, que les allégations de Trump quant à l’annulation d’une attaque prévue contre le pays, à la dernière minute, pour préserver la vie des civils, sont « fausses ».
Le responsable de l’information à la Présidence iranienne, Parviz Ismaili, a assuré, dans un post sur Twitter, que la déclaration de Trump, qui prétendait l’annulation d’une attaque contre l’Iran à la dernière minute, est « fausse ».
Dans sa déclaration, Trump avait indiqué avoir annulé cette attaque "afin de protéger les civils".
Et Ismaili d’ajouter que « même s’il y a une approbation à l’unanimité, au sein de la Maison Blanche, pour mener une opération militaire contre l’Iran, il y aurait eu certainement des prévisions quant à ses conséquences ».
Il a souligné, dans le même ordre d’idées, que Trump aurait été informé de l’opposition des alliés régionaux à cette attaque et que son annulation avait été décidée pour cette raison, a rapporté l’agence de presse iranienne « Fars ».
Vendredi, Trump avait annoncé que « Washington était sur le point de mener une attaque contre l’Iran, dans la nuit du jeudi au vendredi », mais, qu’il avait décidé d’annuler cette attaque dix minutes avant son exécution, afin de préserver la vie des civils.
Les forces aériennes du Corps des Gardiens de la révolution islamique iranienne avaient annoncé, jeudi, avoir identifié un drone américain aux abords du golfe persique, dans la province d'Hormozgan, au sud du pays, précisant que les forces aériennes des Gardiens de la révolution étaient parvenues à abattre le drone en question.
Cependant, l’armée américaine a démenti la déclaration du Corps des Gardiens de la révolution. Elle a assuré qu'un drone américain avait été abattu par un missile iranien au-dessus des eaux internationales et qu’il n’existe pas de drone en mission dans l’espace iranien.
Les tensions dans la région du Golfe sont montées d’un cran, suite à la révision par l’Iran d’une partie de ses engagements contenus dans l’accord sur le nucléaire iranien.
La fracture entre les États-Unis et l’Iran s’est accentuée, ces derniers jours, après l’annonce faite par le Pentagone de l’envoi du porte-avions USS Abraham Lincoln et de bombardiers B-52 au Moyen-Orient. Une mesure visant à faire face aux "menaces iraniennes contre les intérêts des États-Unis ou ceux de leurs alliés au Moyen-Orient", selon l’Administration américaine.