Mustafa Melih Ahıshalı,Nur Asena GÜLSOY
09 Octobre 2018•Mise à jour: 11 Octobre 2018
AA – Istanbul – Nur Asena Gülsoy
Les Forces iraniennes al-Qods refusent la signature de la motion d'adhésion au Groupe d'action financière (FATF).
Selon l'agence de presse iranienne "Fars", le représentant du leader iranien Ali Khamenei, auprès des Forces al-Qods, Ali Shirazi a demandé au Conseil des gardiens de la Constitution iranien de refuser la motion d'adhésion au FATF que le Parlement a adoptée dimanche.
Selon Shirazi, la signature de l'adhésion au FATF signifie, pour les Forces al-Qods, «le retrait du Liban, de la Syrie et de l'Irak».
Si le Conseil des gardiens de la Constitution ratifie cet accord, la pression américaine sur l'Iran augmentera, a estimé Shirazi.
«Il est du devoir du Conseil d'empêcher cela, a-t-il poursuivi. Nous ne permettrons à personne d'établir des relations avec les États-Unis, et de remettre en cause notre révolution, notre Imam (Khomeini) et notre foi. Nous sommes prêts à mourir pour cela.»
Lorsque le président américain, Donald Trump s'est retiré de l'accord nucléaire avec l'Iran, ce dernier n'a plus été en mesure d'effectuer des transferts financiers via les banques internationales.
Le gouvernement du président Hassan Rohani et les réformistes estiment que l'adhésion au FATF permettra de résoudre les problèmes économiques auxquels fait face le pays.
Mais l'aile conservatrice craint l'arrêt du soutien aux organisations telles que le Hezbollah et l'Ensarullah, ainsi que des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution.
Il est prévu que le Conseil des gardiens de la Constitution iranien ratifie le document les prochains jours.