Ahmet Dursun
27 Août 2025•Mise à jour: 27 Août 2025
AA / Téhéran / Ahmet Dursun
Le Conseil de sécurité nationale iranien a autorisé les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à effectuer des contrôles au réacteur nucléaire de Bouchehr et au centre de recherche de Téhéran, malgré une loi votée au Parlement limitant cette coopération, provoquant un vif débat dans le pays.
Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a annoncé mercredi que l’autorisation des inspections avait été accordée.
Suite à cette décision, plusieurs députés ont exprimé leur opposition, estimant qu’elle violait la législation en vigueur visant à restreindre la coopération avec l’AIEA.
Kamran Ghazanfari, député conservateur de Téhéran, a qualifié la décision du Conseil, présidé par Masoud Pezeshkian, d’« illégale » et a annoncé que le dossier serait porté devant la justice.
Un autre député conservateur, Amir Hossein Sabiti, a appelé le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, à clarifier les détails de l’accord avec l’AIEA, tout en accusant les inspecteurs de l’agence d’espionnage.
- La loi du Parlement suspendant la coopération avec l’AIEA
Le Parlement iranien avait adopté une loi visant à suspendre toute coopération avec l’AIEA, accusée par Téhéran de contribuer aux agressions d’Israël et des États-Unis et de mener des activités d’espionnage. Le directeur de l’AIEA, Rafael Mariano Grossi, avait suscité l’indignation de l’Iran en ne condamnant pas les attaques israéliennes et américaines contre les installations nucléaires iraniennes.
La loi, adoptée le 26 juin et validée par le Conseil des gardiens de la Constitution, obligeait le gouvernement à interdire l’entrée des inspecteurs et à suspendre toutes les activités de contrôle. Toute coopération avec le directeur de l’AIEA, qualifié de « espion » par des responsables iraniens, était également interdite.
Cette législation ne pouvait être levée que par une décision du Conseil de sécurité nationale, à condition que les droits nucléaires de l’Iran soient reconnus et que des garanties de sécurité soient accordées.
* Traduit du turc par Seyma Erkul Dayanc