Mona Saanouni
03 Juillet 2019•Mise à jour: 03 Juillet 2019
AA/Washington
Le Conseiller et gendre du président américain, Donald Trump, Jared Kushner, a indiqué, mercredi, que Trump apprécie le président palestinien, Mahmoud Abbas, et voudrait l’impliquer dans le plan de paix au Moyen-Orient, connu par « l’Accord du siècle ».
Lors d’une conférence de presse tenue à Washington, Kushner a souligné que « Trump apprécie beaucoup Abbas ».
Et d’ajouter que « Trump œuvre à impliquer Abbas dans le plan américain pour la paix au Moyen-Orient pour la résolution du conflit israélo-palestinien, au moment opportun ».
Kushner a assuré que « nos portes sont toujours ouvertes devant l'Autorité palestinienne ».
Evoquant les résultats du Sommet de Manama, tenu la semaine dernière dans la capitale bahreïnie, et qui a porté sur le plan économique de « l’Accord du siècle », le Conseiller américain a indiqué qu’il s’agit d’un « plan sérieux ».
Il a souligné, dans le même contexte, que « Washington ne peut pas lancer le volet économique du plan annoncé au Sommet de Manama avant d’aboutir à des accords de paix ».
Kushner a ajouté que « le plan américain pourrait, entre autres, appeler les réfugiés palestiniens à rester sur les territoires où ils sont actuellement et à ne pas revenir aux régions annexées par Israël ».
Il a, cependant, considéré que « les réfugiés juifs ont pu s’intégrer dans d’autres communautés dans le monde, contrairement aux Palestiniens ».
Et de poursuivre que « le peuple libanais voudrait que ce conflit soit résolu » et « nous avons besoin de l’appui des autres pays pour le faire ».
Le Bahreïn avait organisé, la semaine dernière, le Sommet de Manama, pour présenter le volet économique de « l’Accord du siècle », en présence de Kushner, considéré comme étant le parrain du Sommet, à côté de responsables et d’hommes d’affaires.
Ledit plan de paix propose d’attirer des investissements de plus de 50 milliards de dollars au profit des Palestiniens et de créer 1 million d'emplois ainsi que de multiplier leur production locale. Ce plan est réalisable sur 10 ans, selon la Maison Blanche.
L’Autorité palestinienne refuse de réagir par rapport aux initiatives américaines relatives à la paix, et ce, depuis le 6 décembre 2017, lorsque Trump avait annoncé Jérusalem comme étant la capitale d’Israël et le transfert de l’ambassade de Washington à la ville occupée, le 14 mai 2018.
Les dirigeants palestiniens assurent que Washington s’aligne du côté d’Israël et appelle à mettre en place un mécanisme international pour la reprise du processus de paix, gelé depuis avril 2014.