Abderraouf Arnaout
17 Mai 2016•Mise à jour: 18 Mai 2016
AA/ Al Qods/ Abderraouf Arnaout
Le secrétaire général de l’organisation de libération de la Palestine (OLP), Saeb Erekat, a annoncé, mardi matin, que le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a informé le président palestinien, Mahmoud Abbas, du report de la réunion ministérielle, prévue à Paris, à la fin du mois courant, en prélude à la conférence internationale pour la paix, qui devra se tenir dans la capitale française au second semestre de 2016.
Erekat a affirmé, dans un communiqué dont Anadolu a eu copie, que le «le ministre français des Affaires étrangères, a informé le président Mahmoud Abbas, lors de leur rencontre, dimanche dernier, dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, que la réunion ministérielle consultative, qui était prévue pour le 30 mai courant, a été reportée de seulement quelques jours, en raison des engagements des invités à la date prévue ».
Saeb Erekat n'a pas fourni de détails supplémentaires sur la question. Cependant, un responsable palestinien a déclaré à Anadolu sous le sceau de l’anonymat, que la France envisage d'inviter 20 Etats arabes et occidentaux à la réunion ministérielle, en prélude à la Conférence de paix attendue.
Le responsable a indiqué qu’Israël et la Palestine ne sont pas invités à la réunion ministérielle.
La France avait annoncé la tenue d’une réunion, le 30 mai courant, à Paris, avec la participation de plusieurs pays, pour discuter de l’organisation d’une Conférence internationale de paix, au courant du deuxième semestre de l’année 2016.
L’Autorité palestinienne a salué les efforts consentis par la France alors qu’Israël a réitéré ses critiques sans pour autant rejeter en bloc l’initiative.
Menés pendant neuf mois sous parrainage américain, les pourparlers entre Palestiniens et Israéliens sont suspendus depuis le mois d’avril 2014 à cause, notamment, de la recrudescence de la construction de colonies et le refus de Tel-Aviv d’élargir un contingent de prisonniers palestiniens détenus dans ses prisons.