Hafawa Rebhi
16 Octobre 2017•Mise à jour: 16 Octobre 2017
AA / Ahmed El Masri
L'Arabie Saoudite a "fermement condamné", lundi, le massacre perpétré par des milices chrétiennes contre 26 musulmans, dans une mosquée dans le village de Kembé, en Centrafrique.
Mardi dernier, des membres de la milice chrétienne Anti-balaka ont fait irruption dans une mosquée dans le village de Kembé, dans le sud-est de la République centrafricaine, et y ont exécuté l’imam et 25 fidèles.
L'agence de presse saoudienne officielle « SPA » a cité une source officielle au ministère des Affaires étrangères qui a exprimé la solidarité de l'Arabie saoudite avec la République centrafricaine contre le terrorisme et l'extrémisme et adressé ses condoléances aux familles des victimes et au peuple et gouvernement centrafricains.
Joint samedi dernier par Anadolu, Abdouraman Bornou, porte-parole du comité des Sages du Km 5, le quartier musulman de la capitale Bangui, a indiqué que « les victimes se trouvaient dans la mosquée quand les milices Anti-balaka y ont fait irruption et commencé à les tuer ».
La République centrafricaine a glissé en 2013 dans le gouffre d’un conflit sectaire opposant les milices chrétiennes Anti-balaka à la Séléka ; une coalition une politique et militaire à majorité musulmane.
Les affrontements entre les deux parties ont, depuis, tué des milliers de personnes et contraint des dizaines de milliers de musulmans à l’exil, selon l’Organisation des Nations Unies.
Selon des rapports onusiens, près de 2,2 millions de personnes (environ la moitié de la population du pays) ont besoin d'aides humanitaires.