Saber Ghanem İbrahim Eid
23 Mai 2017•Mise à jour: 24 Mai 2017
AA / Le Caire / Mohamed Mahmoud
Le Caire a affirmé, mardi, que qu’il «respecte la souveraineté du Soudan, qu’il n’est jamais intervenu et n’interviendra pas de manière à déstabiliser ce pays, ni de manière à porter préjudice à son peuple».
C’est ce qu’a annoncé le ministère égyptien des Affaires étrangères dans un communiqué publié en réponse à des déclarations de dirigeants soudanais accusant l’Egypte de soutenir les mouvements de rébellion au Darfour (Ouest du Soudan).
La diplomatie égyptienne affirme que «la politique étrangère du Caire repose sur le respect des principes du droit international, du bon voisinage et de la non-agression des autres pays», qualifiant la relation avec le Soudan de «fraternelle».
Lors d’une cérémonie organisée mardi en l’honneur des vétérans soudanais, le président Omar el-Bechir a annoncé que l’armée de son pays avait saisi des véhicules et des blindés égyptiens chez des rebelles au Darfour.
De son côté, Amine Hassan Omar, l’envoyé spécial d’el-Bechir chargé des négociations avec le Darfour, a déclaré : «Nous savons que l’Egypte soutient son allié en Libye Khalifa Haftar et qu’il fournit des armes au Soudan du Sud».
Depuis 2003, le Darfour est le théâtre d’une guerre féroce entre le gouvernement soudanais et plusieurs groupes rebelles. Le conflit a fait plus de 300 mille morts et 2,5 millions de déplacés, d’après des statistiques des Nations Unies.
En juillet 2011, le gouvernement soudanais a signé avec le «Mouvement pour la libération et la justice» un accord de paix parrainé par le Qatar et largement soutenu par la communauté internationale.
L’accord a été, cependant, rejeté, par les trois principaux mouvements rebelles, à savoir le «Mouvement de la justice et de l’égalité», dirigé par Jibril Ibrahim et les deux camps formant le «Mouvement pour la libération du Soudan».