Mourad Belhaj
05 Mars 2021•Mise à jour: 05 Mars 2021
AA / Jakarta, Indonésie
L'armée du Myanmar doit mettre fin à ses attaques contre les journalistes et libérer immédiatement ceux qui ont été arrêtés, ont déclaré vendredi des groupes de défense des droits de la presse en Indonésie et en Malaisie.
La junte militaire a commis de graves violations des droits de l'homme et ses actes ont terni la démocratie au Myanmar, ont déclaré l'Alliance des journalistes indépendants (AJI) et Gerakan Media Merdeka (GERAMM) dans une déclaration conjointe.
Selon les deux organisations, au moins 22 journalistes ont été arrêtés au Myanmar, et au moins six, dont le journaliste de l'Associated Press, Thein Zaw, ont été inculpés en vertu d'une loi sur l'ordre public qui pourrait leur valoir jusqu'à trois ans de prison.
La junte a également bloqué l'accès à Internet et aux communications dans plusieurs régions du pays.
Les arrestations et le harcèlement des journalistes ne feront qu'aggraver la situation de la liberté de la presse au Myanmar, ont déclaré les deux organisations.
"Nous demandons aux autorités du Myanmar de libérer et de cesser d'attaquer les journalistes qui ne font que leur travail", peut-on lire dans la déclaration.
Les deux organisations ont déclaré qu'elles étaient très préoccupées par le fait que la crise au Myanmar puisse déstabiliser toute l'Asie du Sud-Est.
Elles ont appelé l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) et les Nations unies à redoubler d'efforts pour "mettre fin à la violence au Myanmar".
L'armée du Myanmar a pris le pouvoir le 1er février, évinçant le gouvernement élu d'Aung San Suu Kyi et mettant fin à la brève expérience démocratique du pays.
De vastes manifestations contre le coup d'État ont été organisées dans tout le pays et ont conduit à une violente répression de la part de l'armée, qui a fait plus de 60 morts et plus de 1 000 arrestations.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj