Mona Saanouni
14 Octobre 2020•Mise à jour: 14 Octobre 2020
AA/ Jérusalem
Le prisonnier Maher Al-Akhras a déclaré qu'il refusait catégoriquement de mettre fin à sa grève de la faim, qui dure depuis 80 jours, à moins qu'une décision de sa libération ne soit prise, même s'il devait mourir.
Al-Akhras, 49 ans, a affirmé à l'Agence Anadolu qu'il est déterminé à poursuivre sa grève de la faim qui dure depuis 80 jours pour préserver sa dignité, celle de sa famille, de son peuple et des prisonniers.
Alité à l'hôpital Kaplan de la ville de Rehovot, Al-Akhras a exprimé son refus de se soumettre à l'Occupation israélienne et à ses décisions.
Il revendique sa liberté pour retrouver les siens, ou mourir en martyr dans la dignité.
Le prisonnier palestinien qui avait été transféré à l'hôpital depuis le début du mois dernier, avait l'air très malade et parlait à voix basse.
Selon les institutions palestiniennes concernées par les affaires des détenus et des droits de l'homme, Al-Akhras est dans un état de santé très critique.
D'après les mêmes sources, al-Akhras refuse de se nourrir et se contente de boire de l'eau Depuis 80 jours.
Al-Akhras a rappelé qu'il est l'un de ces Palestiniens qui ont vécu sous l'Occupant israélien et qui ont goûté à son amertume soulignant que lui et son peuple n'ont jamais été libres.
Le détenu palestinien a sollicité l'aide des peuples du monde ,du peuple turc libre et du président Recep Tayyip Erdogan pour œuvrer à la libération du peuple palestinien du joug de l'Occupation.
Al-Akhras a également envoyé ses salutations au peuple turc et au président Recep Tayyip Erdogan.
Il est à noter que des dizaines de Palestiniens ont organisé un rassemblement, mercredi, devant l'hôpital de Kaplan pour réitérer leur solidarité avec le prisonnier Maher Al-Akhras, devant l'hôpital.
Les manifestants ont réclamé la libération du détenu en brandissant son portrait ainsi que le drapeau palestinien.
Le 27 juillet, les autorités israéliennes ont arrêté Al-Akhras et l'ont transféré en détention administrative (sans procès), ce qui l'a conduit à observer une grève de la faim.
Selon les organisations palestiniennes de défense des droits de l'homme, le nombre des détenus palestiniens dans les prisons israéliennes a atteint les 4400 détenus, dont 39 femmes, tandis que le nombre d'enfants détenus est d'environ 155 enfants outre 3 détenus administratifs (sans inculpation ni procès).
*Traduit de l'arabe par Wejden Jlassi