Feiza Ben Mohamed
16 Mai 2023•Mise à jour: 16 Mai 2023
AA/Nice/Feïza Ben Mohamed
Les deux Français libérés vendredi par l’Iran sont toujours hospitalisés depuis leur retour sur le sol national, a fait savoir mardi, la ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna, lors de la séance hebdomadaire de questions au gouvernement à l’Assemblée Nationale.
« Nous n'avions eu de cesse de plaider auprès des autorités iraniennes pour la libération de Bernard Phelan et de Benjamin Brière sur des bases humanitaires, l'un et l'autre étant malades et affaiblis au point qu'ils sont encore aujourd'hui hospitalisés tous les deux » a déclaré la cheffe de la diplomatie.
Rappelant que dans « les seuls pays de l'Union européenne, il reste 35 personnes retenues (en Iran), ressortissants d'une douzaine d'États membres », Catherine Colonna a précisé qu’elle réclame toujours la « libération immédiate et sans conditions » de 4 ressortissants Français.
Vendredi, le Quai d’Orsay avait annoncé la libération, pour des motifs humanitaires, des deux Français.
Le premier, Benjamin Brière, avait été arrêté en mai 2020, après avoir pris des photos dans un parc où elles sont interdites, tandis que le franco-irlandais, Bernard Phélan, avait été interpellé en octobre dernier, accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat iranien.
Ce dernier faisait l’objet de vives inquiétudes de la part du Quai d’Orsay qui alertait, depuis janvier, sur son état de santé.
Déclarant « multiplier, en lien avec le gouvernement irlandais, les démarches auprès de l’Iran pour (qu’il) soit relâché sans délai » le ministère français des Affaires étrangères exprimait par voie de communiqué son « extrême inquiétude » sur l'état de santé « fragile » de Bernard Phélan.
La diplomatie française déplorait en outre, que le suivi médical approprié dont avait besoin le citoyen franco-irlandais n’était « pas assuré dans son lieu de détention » en Iran.
Officiellement, ces deux libérations réduisent à 4 le nombre de Français toujours détenus par Téhéran, dont l’enseignante Cécile Kohler et son compagnon Jacques Paris.
La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, libérée en février après une condamnation pour atteinte à la sûreté du pays, fait quant à elle l’objet d’une interdiction de quitter l’Iran.