Nadia Chahed
25 Octobre 2017•Mise à jour: 25 Octobre 2017
AA/Lomé/Alphonse Logo
"Les États-Unis sont profondément préoccupés par l'escalade de la violence et les restrictions imposées à la liberté d'expression et de réunion au Togo liées aux protestations contre les réformes constitutionnelles proposées", a déclaré, mercredi, la porte-parole du Département d’Etat américain Heather Nauert
"Nous sommes particulièrement préoccupés par les informations faisant état d'un recours excessif à la force par les forces de sécurité et signalant que des milices parrainées par le Gouvernement utilisent la force et la menace de la force pour perturber les manifestations et intimider les civils", a ajouté Nauert dans une déclaration publiée sur la page facebook de l’amabassde amércaine à Lomé.
Entre autres motifs d'inquiétude, Washnigton évoque "la décision du gouvernement togolais de restreindre les manifestations pendant la semaine de travail et l'arrestation d'un imam éminent dans la ville de Sokodé".
Les Etats-Unis appellent, en outre, le gouvernement togolais "à défendre les droits humains de ses citoyens, notamment leur liberté d'expression, de réunion pacifique et de liberté sur Internet, et à faire en sorte que toutes les personnes arrêtées lors des manifestations bénéficient du droit à une procédure régulière".
Déplorant la violence qui a coûté la vie aux manifestants et aux forces de sécurité, Washington exhorte toutes les parties à renoncer à la violence et appelle le gouvernement et l'opposition à engager un dialogue sans conditions préalables, seule solution à l'impasse actuelle.
La Délégation de l'Union européenne (UE), la Coordination du Système des Nations Unies et les ambassades d'Allemagne, de France et des États-Unis d'Amérique à Lomé aveient appelé, vendredi dernier les forces politiques du Togo à "engager rapidement un dialogue apaisé, sincère et constructif, seule voie pour sortir le pays de la crise actuelle".
Ces récations internationales font suite à un nouvel épisode de tensions enregistrées durant la semaine écoulée à Lomé, la capitale, et à Sokodé (Centre).
Des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre se seraient soldés par quatre morts, mercredi, selon le dernier bilan officiel.
Au Togo, la mobilisation de rue et les manifestations se poursuivent en dépit de l’interdiction par les autorités de toute manifestation en cours de semaine.
Ces manifestations entamées depuis août, réclament le départ de l’actuel président Faure Gnassingbé et le retour à la constitution de 1992 qui prévoit un maximum de deux mandats présidentiels.