Mona Saanouni
03 Octobre 2017•Mise à jour: 03 Octobre 2017
AA/Doha/Ahmed Youssef
Le ministre qatari des Affaires étrangères, Sheikh Mohamed bin Abderrahman Al Than, s’est entretenu, mardi à Doha, avec son homologue iranien Mohamed Javad Zarif.
L’agence de presse qatarie (QNA, officiel) a indiqué que «les deux parties ont discuté des relations bilatérales et des moyens de les renforcer et de les développer ».
Elle a ajouté que «les développements de la Crise du Golfe ont, également, été abordés, ainsi que les efforts de la médiation koweïtienne ».
Plus tôt dans la journée du mardi, l’Emir du Qatar Cheikh Tamim ben Hamad avait reçu le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Jawad Zarif .
L'agence de presse iranienne (IRNA, officiel) a rapporté que la réunion a porté sur les relations bilatérales et les questions régionales.
De son côté, l’agence QNA a rapporté que «les deux parties ont examiné la coopération entre les deux pays dans maints domaines, et qu’elles ont également échangé les points de vue concernant la situation actuelle dans la région, y compris les événements en cours».
Hier lundi, Zarif était arrivé à Doha, dans le cadre de la première visite d’un haut responsable iranien au Qatar, depuis le déclenchement de la crise du Golfe le 5 juin dernier.
Zarif est arrivé à Doha depuis Mascate, la capitale omanaise, où il a effectué une visite d'une journée, au cours de laquelle il a eu des entretiens avec le Sultan d'Oman Qabous ben Said d'Oman et son homologue Yousef Ben Alawi.
Lors de la 72ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York, le 19 septembre dernier, l’Émir du Qatar avait réitéré dans son discours, son appel à établir un «dialogue constructif» entre les pays du Conseil de coopération du Golfe et l’Iran.
Le Qatar avait annoncé la restauration des relations diplomatiques avec l'Iran et le retour de son ambassadeur à Téhéran en août.
Le Qatar avait rappelé son ambassadeur à Téhéran en janvier 2016, à la suite d’attaques menées par des manifestants contre l’ambassade et le consulat saoudiens à Téhéran et à Machhad et la rupture des relations entre Riyad et Téhéran.
L’Arabie saoudite, l’Égypte, les Emirats arabes unis et le Bahreïn ont conditionné la fin de la crise du Golfe par, entre autres, la réduction de la représentation diplomatique entre le Qatar et l'Iran.
Le 5 Juin dernier, l'Arabie Saoudite, l'Egypte, les Emirats arabes unis et à Bahreïn avaient rompu leurs liens avec le Qatar, sous prétexte de « soutien au terrorisme », ce que Doha avait rejeté en dénonçant une « campagne de calomnies et de mensonges ».