Nadia Akari
05 Novembre 2015•Mise à jour: 05 Novembre 2015
AA/Zamboanga (Philippines)/ Hader Glang
Des responsables militaires et sécuritaires ont affirmé que le gouvernement philippin n’allait pas payer une rançon en échange de la libération de trois ressortissants étrangers et d’une Philippine kidnappés dans le Sud des Philippines.
Citant la politique stricte de « non-négociation, non-rançon » du gouvernement philippin, le commandant des Forces armées philippines du Mindanao ouest, le lieutenant-général Rustico Guerrero, a souligné que les autorités du pays ne négocient pas avec les ravisseurs.
«Les ordres consistent à ne pas arrêter les opérations militaires contre les bandits de la province de Sulu», a ajouté Guerrero.
Abu Sayyaf, un groupe extrémiste affilié à al-Qaïda, a diffusé, mardi, une vidéo exigeant une rançon de 4 milliards de pesos [85 millions USD] pour la libération de trois ressortissants étrangers et une femme philippine.
Les quatre personnes – deux Canadiens, John Ridsdel et Robert Hall, un Norvégien, Kjartan Sekkingstad et une Philippine, Maritess Flor - auraient été enlevées dans un hôtel de la province de Davao del Norte, le 21 septembre 2015.
Le groupe d’insurgés Abu Sayyaf a vu le jour en 1990, en tant que faction dissidente, lorsque des anciens combattants du Front Moro de Libération nationale et des vétérans philippins de la guerre en Afghanistan se sont ligués.
Il est accusé d’avoir perpétré de nombreuses attaques meurtrières contre des civils et des militaires, outre un nombre croissant d’enlèvements.