Mourad Belhaj
26 Mars 2020•Mise à jour: 27 Mars 2020
AA / Washington / Michael Hernandez
Les États-Unis ont offert, jeudi, une récompense de 15 millions de dollars pour toutes informations qui conduiraient à l'arrestation du président vénézuélien Nicolas Maduro après l'avoir inculpé de "narco-terrorisme".
Le procureur général des États-Unis, William Barr, a déclaré que Maduro et les hauts responsables de son gouvernement auraient, depuis plus de 20 ans, "comploté avec les FARC, pour faciliter le trafic de cocaïne et dévaster des communautés américaines".
Il faisait référence aux Forces armées révolutionnaires de Colombie – Armée du peuple, généralement appelées FARC.
"L'annonce d'aujourd'hui vise à éliminer la corruption à grande échelle au sein du gouvernement vénézuélien - un système construit et contrôlé pour enrichir les plus hauts niveaux du gouvernement. Les États-Unis ne permettront pas à ces responsables vénézuéliens corrompus d'utiliser le système bancaire américain pour déplacer leurs gains illicites en provenance d'Amérique du Sud, ni de poursuivre leurs plans criminels ", a ajouté Barr.
Il est rare que les États-Unis émettent un acte d'accusation contre un chef d'État en exercice, mais l'administration Trump a longtemps cherché à renverser Maduro en faveur du chef de l'opposition, Juan Guaido, qui s'est déclaré président par intérim en janvier 2019, déclenchant une lutte de pouvoir.
Les États-Unis offrent également 10 millions de dollars pour chacun des trois autres associés de Maduro, et jusqu'à 5 millions de dollars pour des informations sur le leader des FARC, Marin Arango.
Maduro a dénoncé la décision et a accusé Washington de chercher à "faire basculer le Venezuela dans la violence".
"En tant que chef de l'Etat, je suis tenu de défendre la paix et la stabilité de toute la patrie, peu importe ce qui nous arrive", a déclaré Maduro sur Twitter.