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18 Novembre 2021•Mise à jour: 18 Novembre 2021
AA / Bagdad
Le gouvernement irakien a annoncé avoir dépêché un avion civil, au matin de ce jeudi, pour évacuer ses ressortissants bloqués à la frontière entre la Biélorussie et les pays de l'Union européenne.
La compagnie Iraqi Airways, affiliée au ministère des Transports, a déclaré dans un communiqué qu'un de ses avions avait effectué un voyage d'urgence de l'aéroport international de Bagdad à l'aéroport de Minsk, en Biélorussie, pour évacuer les Irakiens bloqués dans le pays.
Et d’ajouter que le vol a été dépêché après avoir obtenu les approbations officielles des hautes autorités irakiennes et biélorusses.
Dans ce même contexte, le porte-parole du ministère irakien des Affaires étrangères, Ahmed al-Sahhaf, a déclaré dans un communiqué que "430 immigrants irakiens ont confirmé leur retour en Irak sur le vol de rapatriement qui aura lieu aujourd'hui".
"Les équipes consulaires en Biélorussie continuent d'enregistrer les noms de 50 autres ressortissants", a-t-il ajouté.
Ce vol est le premier du genre, depuis août dernier, lorsque le gouvernement irakien a évacué 690 de ses ressortissants bloqués aux frontières de la Biélorussie et de la Lituanie, en Europe de l'Est.
Durant des semaines, le gouvernement lituanien a empêché des centaines d'Irakiens consignés en tant qu'"immigrants irréguliers", en provenance de Biélorussie, d'entrer sur son territoire. Bloqués entre les frontières des deux pays, ces Irakiens subissent de très mauvaises conditions.
La semaine dernière, de nombreux demandeurs d'asile ont tenté de traverser la frontière pour entrer en Pologne depuis la Biélorussie, où se trouvent actuellement environ 4 000 demandeurs d'asile, bloqués aux frontières entre les deux pays, selon l'agence de presse polonaise.
L'Union européenne accuse le président biélorusse Loukachenko d'avoir coordonné l'arrivée de cette vague de migrants et de réfugiés à la frontière est de l’UE, et ce, en riposte aux sanctions européennes imposées contre son pays, à la suite de la "répression brutale" exercée par son régime contre l'opposition.
* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.