Büşra Selvi Öğütcen,Tuncay Çakmak
14 Novembre 2016•Mise à jour: 14 Novembre 2016
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Des bombardements de l’armée du Myanmar contre des villages Rohingyas dans la province musulmane d’Arakan a causé la mort de 28 personnes.
D’après la presse officielle, une attaque avait pris pour cible des militaires, samedi, dans cette province du Myanmar.
Deux soldats avaient trouvé la mort et six assaillants avaient été tués.
Suite à cela, l’armée a lancé une opération aérienne dans la région.
Selon des informations diffusées par la BBC, les forces du régime auraient bombardé les villages musulmans avec des hélicoptères de combat.
D’après un rapport de Human Right Watch (HRW) se basant sur des images satellites, 430 maisons auraient été incendiées entre le 22 octobre et le 10 novembre.
Le gouvernement chercherait ainsi à forcer les villageois engagés dans la protection des droits des musulmans d’Arakan, à quitter leurs villages et la région.
Une délégation des Nations Unies qui s’était rendue dans la région a demandé aux autorités du Myanmar de créer une commission d’enquête indépendante qui travaillerait sur les accusations de viols et de meurtres perpétrés à l'encontre des musulmanes d’Arakan.
Le 9 octobre dernier, des postes de police frontaliers avaient été attaqués et 29 personnes dont, 13 douaniers, avaient été tués.
Le gouvernement du Myanmar avait accusé le groupe armé « Aka Mul Mujahidin » d’être l'auteur des attaques contre les post-frontières.
De nombreux policiers et soldats ont été depuis dépêchés dans la province.
Selon la direction de l’information de l’Arakan, plus de 3 mille musulmans auraient été forcés de quitter leurs villages.