Ekip
09 Octobre 2016•Mise à jour: 10 Octobre 2016
AA/ Myanmar / Kyaw Ye Lynn
Au moins neuf policiers et cinq hommes armés ont été tués, dimanche, dans trois attaques distinctes contre des avant-postes de la poste près de la frontière entre le Myanmar et le Bangladesh dans l'ouest de la province de l’Arakan, selon des responsables du gouvernement et des médias locaux.
Vers 03:00 (21:30GMT samedi), des hommes armés de fusils, de couteaux et d'explosifs ont pris d'assaut trois postes de la police des frontières dans les localités de Maungdaw et de Yathay Taung, dans la province de l’Arakan, à majorité Rohingya (musulmans apatrides).
"Neuf policiers ont été tués dans les attaques, et deux sont toujours portés disparus", a déclaré dimanche, Min Aung, le porte-parole du gouvernement régional de l’Arakan, dans un entretien téléphonique avec Anadolu.
"Un assaillant a été capturé vivant", a-t-il noté, soulignant que le nombre des assaillants tués n’a pas été pour l’heure déterminé.
"Nous ne pouvons pas confirmer à l’heure actuelle, à quel groupe ils appartiennent. Nous savons juste qu’il s’agit de Bengalis armés", a-t-il affirmé.
A noter que le responsable a utilisé le terme Bengali, qualifiant ainsi les Rohingyas, pour suggérer qu’ils sont des migrants illégaux provenant du Bangladesh.
Les corps de cinq assaillants ont été retrouvés après les attaques, selon un rapport diffusé sur internet par l’organisation Democratic Voice of Burma (DVB), citant un officier de police de la région.
L’Organisation des Nations Unies (ONU) considère la minorité musulmane Rohingya, dont la plupart réside dans l’ouest du Myanmar, comme le peuple le plus persécuté au monde. Ils se voient refuser les droits à la citoyenneté et doivent faire face à de fréquentes violences et discriminations ethniques, forçant plusieurs d’entre eux à fuir vers les pays voisins.