AA - Paris - Bilal Muftuoglu
La ville de Paris prend des mesures exceptionnelles pour faire face à un des plus graves épisodes de pollution qu'elle a connu, notamment par l'introduction de la circulation alternée et de la gratuité des transports publics.
Dans l'agglomération de Paris, la circulation n'est autorisée lundi qu'aux voitures dont le numéro d’ordre dans la série de la plaque d’immatriculation est impair. Une mesure réclamée dès la semaine dernière par la maire de la capitale française, Anne Hidalgo, et rejetée initialement par Ségolène Royal, ministre française de l'Ecologie. Les véhicules considérés comme ''propres'', (électriques, hybrides, fonctionnant au gaz) ne sont pas concernées par la mesure.
La mairie de Paris assure par ailleurs la gratuité des transports publics, une mesure reconduite depuis samedi, dès lors que le niveau de pollution a dépassé quatre fois le seuil d'alerte depuis mardi, selon Airparif, l'Association de surveillance de la qualité de l'air à Paris. Le niveau de microparticules présentes dans l'air était de l'ordre de 102 µg/m3, soit plus que le double du seuil (50 µg/m3).
Les utilisateurs de voiture bénéficient aussi d'un stationnement résidentiel tandis que la vitesse maximale autorisée sur certaines voies à l'intérieur de la ville et sur son périphérique a été considérablement réduite.
Airparif a estimé en outre que le niveau de pollution atteindrait 78 µg/m³ lundi dans l'agglomération de Paris et serait en baisse mardi avoisinant le seuil d'alerte.
L'agglomération de Paris avait fait face à un épisode de pollution similaire en mars 2014 pendant plus de 10 jours, durant lequel le niveau de microparticules avait dépassé 100 µg/m3. Un autre pic de pollution avait été atteint le 13 décembre 2013, à tel point que respirer dans Paris était aussi ''néfaste que de se trouver dans une pièce de 20m² où huit cigarettes étaient allumées en même temps, d'après le Centre national de la recherche scientifique (CNRS).