Derya Gülnaz Özcan
30 Octobre 2022•Mise à jour: 30 Octobre 2022
AA / Athènes / Derya Gulnaz Ozcan
Malgré les tensions entre la Türkiye et la Grèce, l'agenda positif discuté lors de la visite, en mai 2021, du ministre turc des Affaires étrangères à Athènes a été un "succès", a déclaré, dimanche, un haut responsable grec.
La plupart des 25 points de l'agenda entre Ankara et Athènes ont été réalisés ou ont enregistré des progrès, a déclaré le vice-ministre grec des affaires étrangères, Kostas Fragogiannis, dans une interview au quotidien grec To Vima.
Kostas Fragogiannis a ajouté que l'agenda positif a permis de créer un canal de communication entre les hommes politiques et les hommes d'affaires des deux pays.
Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu déclarait à l'issue de sa visite à Athènes, avoir discuté de manière approfondie des relations entre les deux pays avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et le ministre grec des Affaires étrangères Nikos Dendias.
"Nous avons maintenant entamé la mise en place de projets concrets axés sur l'action et la coopération. Nous sommes parvenus à un consensus de principe sur 25 points", avait alors déclaré Cavusoglu aux médias.
Il avait également précisé que les institutions compétentes de la Türkiye et de la Grèce se réuniraient dans la foulée pour discuter de la coopération dans les domaines du transport, de l'énergie, du tourisme et de l'environnement, ainsi que du commerce et de bien d'autres domaines.
Soulignant que l'agenda positif entre la Türkiye et la Grèce est une initiative de la diplomatie économique, Frangoyannis a déclaré : "Je peux dire que cette initiative est considérée comme un succès, même dans les conditions actuelles".
Malgré le report du prochain cycle de négociations, l'initiative n'a pas été annulée, a déclaré Fragoyannis, ajoutant : "Au contraire, s'il y a une amélioration du climat général, nous voulons activer à nouveau ces canaux."
La Türkiye, membre de l'OTAN depuis plus de 70 ans, s'est plainte de la rhétorique de la Grèce et des provocations répétées dans la région au cours des derniers mois, y compris l'armement d'îles proches des côtes turques (démilitarisées dans le cadre des obligations liées à un traité), expliquant que de tels agissements compromettent ses efforts de bonne foi en faveur de la paix.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj