Mona Saanouni
18 Novembre 2019•Mise à jour: 18 Novembre 2019
AA/Téhéran
Le président iranien Hassan Rohani a déclaré, dimanche, que son gouvernement n'avait d'autre choix que d'augmenter le prix du carburant dans le cadre d'un projet de subsides pour aider les familles à faible revenu.
C'est ce qui ressort de son discours prononcé lors de sa participation à une réunion du Conseil des ministres, qui a coïncidé avec le début des manifestations populaires à travers le pays, s'opposant à l'augmentation des prix du carburant de 50%, selon la chaîne "Al Alam" (officielle).
Il a ajouté: "Il y avait trois options pour affronter la conjoncture économique difficile : Augmenter les taxes ou les exportations de pétrole ou augmenter les prix des carburants et nous avons opté pour la troisième option".
Il a expliqué que la décision du gouvernement était venue de mettre en œuvre le projet de soutien aux moyens de subsistance" visant à "fournir de l'aide aux familles à revenu moyen et à faible revenu".
Rohani a également souligné l'exclusion de l'idée d'augmentation des exportations de pétrole "parce que c'est lié à un certain nombre de problèmes" (qu'il n'a pas précisé), selon la même source.
Il a annoncé qu'il avait donné l'ordre aux autorités concernées "d’accorder des aides financières aux famille à faible et à moyen revenu".
Les nouveaux prix ont grimpé à au moins 15 000 riyals (13 cents américains aux prix du marché parallèle) le litre d'essence négocié samedi. Une hausse de 50% par rapport à vendredi dernier.