Mohammed Hamood Ali Al Ragawi
07 Mars 2024•Mise à jour: 07 Mars 2024
AA / Rome / Giovanni Legorano
L'Italie s'est déclarée prête à participer à la mise en place d’un couloir maritime humanitaire pour acheminer l'aide vers la bande de Gaza, assiégée par Israël.
C'est ce qu'a déclaré le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, lors d'une conférence de presse en marge des réunions du Parti populaire européen à Bucarest, la capitale roumaine.
En novembre dernier, le président de l'Administration chypriote grecque, Nikos Christodoulides, avait proposé, lors d'une conférence sur l'aide humanitaire à Paris, la création d'un couloir maritime pour acheminer l'aide à Gaza, mais cette initiative n'a pas encore été mise en œuvre.
‘’Je viens d’informer Ursula von der Leyen (présidente de la Commission européenne) de la disposition de l’Italie à participer à la mise en place d’un couloir maritime humanitaire, proposé par l'Administration chypriote grecque, pour venir en aide à la population palestinienne’’, a déclaré le chef de la diplomatie italienne.
Alors que la communauté internationale alerte sur une famine imminente dans le nord de la bande de Gaza, des pays arabes comme l’Égypte, les Émirats arabes unis, la Jordanie, le Qatar, le sultanat d’Oman et Bahreïn continuent de mener des opérations conjointes pour larguer de l’aide alimentaire au-dessus de l’enclave palestinienne. Cependant, l’aide parachutée ne répond pas aux besoins énormes résultant du désastre causé par Israël.
Depuis le 7 octobre dernier, l’armée israélienne mène une guerre à outrance dans la bande de Gaza, avec le soutien de Washington, qui a tué des milliers de Palestiniens, en majorité des femmes et des enfants.
Le conflit a provoqué également ‘’des destructions massives et une catastrophe humanitaire sans précédent’’, selon l’Onu, ainsi que le déplacement forcé de près de 2 millions de personnes sur les 2,3 millions d’habitants qui vivent dans l’enclave palestinienne.
Pretoria a déposé une plainte contre Tel Aviv pour ‘’crime de génocide’’, devant la Cour internationale de justice (CIJ). Les actes de l’État hébreu dans la bande de Gaza ont été qualifiés par l’Onu de ‘’violation du droit international’’, mais Israël rejette ces accusations, affirmant qu’il essaie seulement de protéger ses citoyens.
Un arrêt rendu en janvier par la CIJ a ordonné à Tel-Aviv de prévenir la réalisation d'actes susceptibles d'être considérés comme génocidaires et de prendre des mesures pour garantir l'acheminement de l'aide humanitaire aux civils de Gaza.
*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail