Nadia Chahed
31 Janvier 2020•Mise à jour: 31 Janvier 2020
AA/Tunis
Personnage-clé dans l’affaire du financement libyen présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, en 2007, l’homme d’affaires franco-algérien, Alexandre Djouhri, a été mis en examen vendredi, notamment pour « corruption active », a rapporté "Jeune Afrique" citant une source judiciaire.
Réclamé depuis des années par la justice française, il a été remis jeudi soir aux autorités à l’aéroport de Roissy en provenance de Londres, où il avait été arrêté en janvier 2018 en vertu de mandats d’arrêt européens, indique le média panafricain.
Un juge des libertés et de la détention doit désormais statuer sur son éventuel placement en détention provisoire, requis par le parquet national financier, a ajouté la source judiciaire.
Alexandre Djouhri, 60 ans, est également mis en examen pour « faux et usage de faux », « corruption active d’agent public étranger », « complicité » et « recel de détournement de fonds publics par une personne chargée d’une mission de service public », ainsi que pour « blanchiment de corruption active et passive d’agent public étranger en bande organisée » et « blanchiment de fraude fiscale en bande organisée », indique encore "Jeune Afrique".
Après une longue bataille judiciaire, une cour britannique a confirmé le 22 janvier la décision, rendue en février 2019 par le tribunal de Westminster, de le remettre à la France.
Alexandre Djouhri, proche de l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin puis de l’ex-ministre de Nicolas Sarkozy Claude Guéant, était très attendu par les magistrats français, les investigations ayant mis au jour plusieurs flux financiers suspects l’impliquant dans l’affaire libyenne, rappelle enfin "Jeune Afrique".