Mourad Belhaj
31 Janvier 2020•Mise à jour: 31 Janvier 2020
AA / Beyrouth / Wassim Seif El-Din
Le ministre libanais des Affaires étrangères, Nassif Hatti, a estimé, vendredi, que la position de son pays sur le prétendu plan de paix américain au Moyen-Orient, dit "Accord du siècle", est basée sur l'initiative de paix arabe adoptée en 2002 dans la capitale Beyrouth.
C’est ce qui ressort d'une conférence de presse conjointe, qu'il a tenu avec le chargé des affaires étrangères de l'Administration chypriote grecque, Nikos Christodoulides, au siège du ministère à Beyrouth.
Un communiqué du ministère libanais des Affaires étrangères, dont Anadolu a reçu une copie, a cité Hatti déclarant avoir "discuté avec Christodoulides de ce qu'on appelle aujourd'hui ‘accord du siècle’ et de ses implications pour la région et sa stabilité".
"La position de principe du Liban, est attachée au concept d'une paix globale, juste et durable. La paix ne sera pas juste si elle n'est pas permanente et globale, et cela est essentiel", a souligné Hatti.
Et d’ajouter : "Notre position est basée sur l'initiative de paix arabe qui a été adoptée lors du sommet arabe de Beyrouth en 2002, et plus précisément sur la création d'un État palestinien pleinement souverain, avec Jérusalem pour capitale."
"L’Initiative de paix arabe" est une proposition adoptée par la Ligue des États arabes lors de son sommet tenu à Beyrouth en 2002.
L'initiative prévoit la création d'un État palestinien internationalement reconnu aux frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, une solution juste au problème des réfugiés palestiniens, le retrait d'Israël des hauteurs du Golan syrien occupé et des terres encore occupées au sud du Liban, en échange de la reconnaissance d'Israël par les pays arabes et la normalisation des relations avec l’Etat juif.