Bech Takpiny
03 Octobre 2024•Mise à jour: 05 Octobre 2024
AA / Juba / Benjamin Takpiny
Le Sud-Soudan s'apprête à déclarer l'état de catastrophe nationale à la suite des inondations catastrophiques qui ont ravagé une grande partie du pays, provoquant le déplacement de près de 200 000 personnes et la destruction à grande échelle d'infrastructures essentielles, notamment des écoles et des hôpitaux.
Lors d'une réunion extraordinaire du cabinet présidée par le président Salva Kiir Mayardit jeudi, le conseil des ministres a approuvé la déclaration de catastrophe pour les zones touchées par les inondations. Salva Kiir devrait bientôt prendre l'arrêté officiel, après l'approbation du Conseil des ministres.
Jacob Maiju Korok, vice-ministre de l'Information, de la Communication, des Technologies et des Services postaux, a confirmé que les inondations, survenues en juillet, ont touché plus de 772 000 personnes dans 38 comtés et dans la zone administrative d'Abyei. Parmi ces personnes, environ 198 000 ont été déplacées.
"Les inondations ont touché à la fois les personnes et les animaux, avec des dégâts importants dans les écoles, les hôpitaux et d'autres infrastructures essentielles dans des États comme le Jonglei, le Haut-Nil, l'Unité, le Warrap, le Bahr el Ghazal du Nord et l'Abyei", a-t-il déclaré à la presse après la réunion.
Le ministre des Affaires humanitaires et de la Gestion des catastrophes, Albino Akol Atak, avait auparavant exhorté le cabinet à adopter la déclaration de catastrophe, qui a été approuvée à l'unanimité. Cette décision permettra au Sud-Soudan de mobiliser les ressources des donateurs internationaux pour contribuer aux efforts de secours.
Jacob Maiju Korok a souligné l'urgence de la situation. Il a indiqué qu'alors que le gouvernement et les partenaires humanitaires répondent déjà à la crise, le pic des inondations est attendu en novembre.
Les inondations dévastatrices continuent de poser un grave problème au pays, où de nombreuses communautés s'efforcent de faire face aux conséquences des pluies persistantes.