İbrahim Khazen
06 Juin 2024•Mise à jour: 06 Juin 2024
AA / Le Caire / Ibrahim al-Khazen
Une source égyptienne a révélé, jeudi, que les dirigeants du Hamas ont informé Le Caire que le mouvement évaluait sérieusement et positivement la proposition de trêve dans la Bande de Gaza et qu'il y répondrait dans les jours à venir.
C'est ce qu'a indiqué la chaîne d’information Al Qahera News, en citant sous couvert d'anonymat une source égyptienne qu'elle a qualifiée de « haut placée ».
La source a déclaré, selon la chaîne : « Des réunions et des contacts intensifs ont eu lieu ces dernières heures en vue de la reprise des négociations sur le cessez-le-feu dans la Bande de Gaza », sans donner plus de détails sur ces réunions.
Selon la même source, « l'Egypte a reçu des signaux positifs de la part du Hamas indiquant son aspiration à un cessez-le-feu ».
« Les dirigeants du Hamas ont dit à l'Égypte qu'ils évaluaient sérieusement et positivement la proposition de trêve, et qu'ils donneraient leur réponse dans les jours à venir », a ajouté la source.
Et d'expliquer que « des initiatives intensives ont été prises par l'Egypte au cours des dernières 24 heures, et que les visites (des délégations du Fatah, du Jihad islamique et du Front populaire de libération de la Palestine) s'inscrivent dans le cadre des initiatives égyptiennes visant à relancer le processus de réconciliation palestinienne et à stabiliser la Bande de Gaza ».
La même source a révélé que « l'Égypte a invité les dirigeants du Hamas à se rendre au Caire et à discuter de tous les détails liés à la situation actuelle », sans divulguer la date de la visite, tandis que le Hamas n'a pas encore annoncé la date de la visite ni les conditions qui y sont liées.
Mercredi, le chef du bureau politique du Hamas, Ismail Haniyeh, a déclaré, dans un communiqué, que son mouvement et les factions palestiniennes « évalueront sérieusement et positivement » tout accord basé sur la cessation de la guerre, le retrait total de la Bande de Gaza et l'échange de prisonniers.
Le Jihad islamique a déclaré, mercredi, que son Secrétaire général Ziad al-Nakhalah s'était entretenu avec des responsables égyptiens sur les efforts des médiateurs visant à mettre fin à « l'agression » contre la Bande de Gaza, lors de la visite qu'il effectue au Caire depuis mardi.
Après que le président américain Joe Biden eut évoqué, vendredi, une proposition israélienne en trois phases comprenant un cessez-le-feu à Gaza, la libération des détenus et la reconstruction de l’enclave sinistrée, le Qatar, l'Égypte et les États-Unis ont appelé le lendemain le Hamas et Israël à conclure un accord reprenant les principes annoncés par Biden.
Israël n'a pas annoncé de position définitive sur l'annonce de Biden, mais le Premier ministre Benyamin Netanyahu a qualifié la proposition d'« inexacte » et a déclaré qu'il n'acceptait pas de mettre fin à la guerre dans la deuxième phase de la proposition, mais seulement de « discuter » de cette étape selon les conditions de Tel-Aviv.
Les factions palestiniennes accusent les États-Unis et Israël de ne pas vouloir mettre fin à la guerre et de chercher à gagner du temps par la négociation, dans l'espoir que Netanyahu puisse atteindre ses objectifs par la guerre.
Israël mène une guerre dévastatrice contre la Bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023 ; guerre qui a fait plus de 119 000 victimes palestiniennes (entre morts et blessés), dont la plupart sont des femmes et des enfants, et environ 10 000 disparus, dans un contexte de destruction massive et de famine qui ont coûté la vie à des enfants et à des personnes âgées.
*Traduit de l’Arabe par Mourad Belhaj