Ahmet Kartal
22 Octobre 2022•Mise à jour: 22 Octobre 2022
AA/Ankara
Accusé de fournir des drones à la Russie, l'Iran a rejeté, samedi, les sanctions imposées par l'Union européenne (UE) et le Royaume-Uni à son encontre.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanani, a déclaré, par voie de communiqué, que son pays condamne ces sanctions ainsi que la demande faite aux Nations Unies par la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni d'ouvrir une enquête impartiale sur les drones iraniens fournis à Moscou.
Il a ajouté que la décision relative aux sanctions contre Téhéran est "basée sur des allégations sans fondement relayées par des médias étrangers", précisant que son pays "rejette les allégations sur le transfert de drones (à la Russie) pour attaquer l'Ukraine ».
En effet, Kanani a qualifié cette décision de "provocatrice et destructrice", ajoutant : "le gouvernement iranien se réserve le droit de répondre à toute action irresponsable".
Jeudi, le chef de la diplomatie britannique, James Cleverly, a annoncé que le gouvernement de son pays a imposé "des sanctions à ceux qui ont fourni à la Russie des drones qu'elle utilise pour cibler les civils et les infrastructures en Ukraine".
Les sanctions visent le chef d’état-major des forces armées iraniennes, le général de division Mohammed Hossein Bagheri, le responsable de la logistique et principal négociateur de l'accord portant sur la livraison de drones iraniens à la Russie, le général Sayed Hojatollah Qureishi, ainsi que le commandant des drones des Gardiens de la révolution, le général de brigade Saeed Aghajani.
*Traduit de l'arabe par Hajer Cherni