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23 Mars 2022•Mise à jour: 23 Mars 2022
AA/Paris/Fatih KARAKAYA
Le président de l’Assemblée nationale française Richard Ferrand a estimé ce mercredi qu’un embargo sur le gaz et le pétrole russes « n’est pas possible », dans un entretien accordé à la radio publique France Inter.
A la question de savoir si la France allait imposer un embargo sur le gaz et le pétrole russes, le président de l’Assemblée a immédiatement admis que « nous n’étions pas prêts parce que ce n’était pas possible ».
Expliquant que les sanctions devaient « servir à infléchir le pouvoir politique russe, et non à punir les Françaises ou les Français ou les autres Européens », Ferrand qui est également président du comité de campagne d’Emmanuel Macron, a admis qu’à « chaque fois que l’on peut durcir la position pour infléchir le pouvoir russe, il faut le faire, mais il ne s’agit pas d’assécher soudainement l’Europe, la France, l’industrie, tout ce qui fait que nous vivons »
Par ailleurs, il a critiqué la position des Etats-Unis qui consiste à tout interdire, Ferrand a expliqué que « les Américains exigeaient de faire ceci cela alors que eux ils sont autonomes et vendeurs en matière d’énergie ».
Il a, en outre, indiqué que les sanctions « vont porter leurs fruits » soulignant que « cela se verra à la fin du mois avec les obligations de la banque russe ».
De même, Ferrand se dit favorable à plus de sanctions « à condition d'avoir des substitutions ».
Même si les Américains et les Anglais, qui ne sont pas beaucoup dépendant de l’énergie russe, ont immédiatement annoncé l’interdiction d’hydrocarbures russes l’Europe hésite pour l’instant à prendre une telle décision. En effet, la Russie assure 40 % des besoins en gaz naturel et 30 % des besoins en pétrole des Européens.