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11 Août 2017•Mise à jour: 11 Août 2017
AA/Gaza/ Mohamed Majed
L’Observatoire Euro-méditerranéen des droits de l’Homme a appelé, vendredi, le Commissaire à la Politique européenne de voisinage et aux Négociations d'élargissement, Johannes Hahn, à examiner ce que l’Observatoire qualifie de « violations de l’autorité palestinienne contre des journalistes en Cisjordanie ».
C’est ce qui a été indiqué dans une lettre adressée par l’observatoire à Hahn, dans laquelle il l’a appelé à « examiner d’urgence » des pratiques de l’autorité contre des journalistes palestiniens, selon un communiqué publié par l’organisation et dont Anadolu a eu copie.
Dans cette lettre, l’Observatoire a incité l’Union Européenne à la nécessité de faire pression et d’intervenir pour mettre fin aux agressions commises par les services sécuritaires en Cisjordanie contre les journalistes, étant donné que l’UE est le principal pourvoyeur d’aides financières aux autorités palestiniennes.
Il a, entre autres, revendiqué la réévaluation des subventions financières aux programmes et projets réalisés en collaboration avec l’autorité, dans le cadre du voisinage européen, ainsi que la protection et le respect des droits de l’Homme.
L’observatoire a assuré, d’autre part, qu’il refuse « les mesures arbitraires et la poursuite des journalistes, qui s’est accentuée en Cisjordanie durant le premier semestre de 2017.
« Il s’agit d’une violation inadmissible de la liberté de la presse et des libertés générales, garanties par la loi fondamentale palestinienne et les conventions internationales signées par l’autorité et relatives aux droits de l’Homme », a considéré l’observatoire.
Le président palestinien, Mahmoud Abbas, avait signé au début de décembre 2014, en présence des médias, 20 conventions et pactes, dont une partie est relative aux libertés et aux droits de l’Homme, selon l’observatoire.
A une heure tardive de la soirée du mardi dernier, les unités sécuritaires avaient arrêté 6 journalistes palestiniens et convoqué un autre, en Cisjordanie.
L’agence de presse palestinienne officielle (Wafa) a rapporté, se référant à une source sécuritaire palestinienne (sans la nommer), que les journalistes arrêtés sont accusés d’être à l’origine de la fuite d’informations secrètes au profit d’une partie adverse et que l’affaire fait l’objet d’une enquête.