Mona Saanouni
06 Décembre 2017•Mise à jour: 06 Décembre 2017
AA/ Ramallah / Ayssar al-Iss
Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a informé le roi du Maroc, Mohammed VI, mardi dans un entretien téléphonique, des "développements concernant la ville de Jérusalem et ce qu'il convient de faire pour la protéger", selon l'agence de presse palestinienne (Wafa, Officiel).
Abbas a informé Mohammed VI des résultats de son entretien téléphonique avec le président américain Donald Trump et de l'intention de ce dernier de transférer l'ambassade de son pays de Tel-Aviv à Jérusalem.
Abbas a également appuyé la nécessité d'une mobilisation générale pour protéger Jérusalem et ses lieux saints islamiques et chrétiens.
Mardi, le président de l'Autorité palestinienne a débattu du même sujet avec Donald Trump lors d'un entretien téléphonique.
Plus tôt dans la journée, le roi Mohammed VI, également président du comité Al Qods, a adressé une lettre au Président américain dans laquelle il lui a fait part de "la profonde préoccupation des pays et peuples arabes et islamiques quant à l'intention de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël et le transfert de l'ambassade américaine à la ville".
Le roi du Maroc a précisé dans sa lettre que "l'intention de Washington de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël pourrait avoir des répercussions sur les perspectives d'un règlement équitable et global du conflit israélo-palestinien, compte tenu du rôle des Etats-Unis en tant que parrain du processus de paix". Mohammed VI a souligné que la ville de Jérusalem est d'une importance majeure, non seulement pour les parties au conflit, mais également pour les fidèles des trois religions monothéistes".
La lettre du roi du Maroc intervient quelques jours après la diffusion des déclarations de quelques responsables américains selon lesquelles Trump envisage de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël lors d'un discours qu'il prononcera mercredi.
Les Palestiniens et des pays arabes et islamiques mettent en garde contre un éventuel transfert du siège de l’ambassade américaine à Jérusalem, qui "risque d'attiser la colère populaire de même que certains estiment que cette mesure sera synonyme de la fin totale du processus de paix ".