Sarp Özer,Ayvaz Çolakoğlu
14 Décembre 2020•Mise à jour: 15 Décembre 2020
AA / Ankara
Le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, a assuré que les Navtex émis par la Grèce peuvent à ce stade être assimilés à du harcèlement.
Akar a animé lundi, une réunion avec la participation de hauts gradés militaires à Ankara, la capitale turque.
"Ce sujet est exploité abusivement par notre voisin. Des dizaines de Navtex ont été déclarés en trois mois, dont seulement deux ont été utilisés, les autres n'ont pas été utilisés. Ce n'est rien de plus que du harcèlement, contraire aux relations de bon voisinage", a regretté Akar.
Ce dernier a également insisté sur le fait que la Grèce a tout intérêt à dialoguer avec la Turquie pour résoudre les difficultés.
"(La Grèce) espère une aide de l'Union Européenne au lieu de dialoguer avec la Turquie. Elle doit se rendre compte que c'est une impasse", a-t-il souligné.
Akar a notamment abordé le différend qui oppose la Turquie et les Etats-Unis concernant la livraison des avions de chasse F-35, et rappelé que la Turquie s'est toujours positionnée en faveur du dialogue.
"Afin de résoudre les problèmes d'interaction des S-400 avec le F-35, nous continuons à parler aux États-Unis dans des environnements comprenant l'OTAN, pour dire encore et encore que nous sommes prêts à résoudre ces problèmes"
"Nous répétons également que la décision sur les F-35 dont la Turquie est partenaire n'est pas correcte, raisonnable, logique, ne respecte pas le droit international, les règles économiques et commerciales. J'espère que nos amis et alliés reviendront sur ces erreurs", a-t-il conclu.