AA / Bagdad / Moayed Ettarfi
Le Premier ministre irakien sortant, Nouri al-Maliki, a appelé mercredi, le Président de la République Fouad Massoum, à charger le candidat du plus grand bloc parlementaire de former demain jeudi, le gouvernement, considérant que toute transgression des contextes constitutionnels «ouvrira les portes de l’enfer dans pays».
Dans son intervention télévisée hebdomadaire, Nouri al-Maliki a déclaré que « Le Président de la République se doit de délivrer une accréditation officielle au candidat du plus grand bloc parlementaire pour former un gouvernement, jeudi ». Il n’a cependant pas nommé le bloc en question ni précisé si c’est lui même, le candidat voulu.
«Transgresser les contextes constitutionnels risque d’ouvrir la voie à une intervention extérieure ce qui mènera inexorablement à l'échec de l’expérience démocratique », a ajouté Maliki.
Le ministre sortant a relevé que l’EIIL (Etat islamique en Irak et au Levant) ne représente pas un danger pour l’Irak et la Syrie uniquement, précisant qu’elle est une «extension de l'idéologie wahhabite extrémiste qui n’hésite pas à verser du sang ».
Maliki a appelé les pays du voisinage à prendre les mesures nécessaires pour combattre l’organisation EIIL en Irak et en Syrie avant qu’il ne soit trop tard et qu’elle passe à d’autres régions », accusant Israël d’être « à l’origine des événements en Irak et en Syrie ».
Conformément à la Constitution irakienne, le Président de la République, après avoir prêté serment, appelle le groupe parlementaire majoritaire au sein du Parlement à nommer son candidat au poste de Premier ministre et à former un gouvernement dans un délai de 45 jours, chose qui n’a pas été réalisée jusque-là, car les forces politiques irakiennes s’opposent à un troisième mandat du premier ministre sortant, al-Maliki, en raison de ce qu’elles appellent "l'échec sécuritaire et politique" qui a accompagné ses deux précédents mandats pendant les huit dernières années.