AA/Bahrein/Ahmed Masry
La cour d’appel du Bahreïn a confirmé le verdict de six mois de prison prononcé le 20 janvier dernier, à l’encontre de l’activiste des droits de l’homme, Nabil Rajab, pour avoir «outragé» les ministères de la Défense et de l'Intérieur sur son compte Twitter.
Nabil Rajab (50 ans), avait affirmé dans un tweet publié le 28 septembre dernier que «la plupart du jeunes bahreïnis qui ont rejoint des organisations terroristes telles que Daech provenaient des institutions sécuritaires et militaires, qui ont constitué leurs premiers incubateurs intellectuels ».
Rajab est le président du Centre bahreïni des droits de l'Homme. Il est également membre du Comité consultatif de la division Proche-Orient de l'organisation Human Rights Watch, et secrétaire général délégué à la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH).
Il avait été arrêté par les forces de sécurité bahreïnies le 1er octobre dernier, apès la publication d'un tweet, puis libéré, avant d’être de nouveau arrêté le 2 avril dernier pour les besoins de l’instruction. Plusieurs charges pèsent désormais contre lui, toutes liées à des "outrages" commis sur les réseaux sociaux.
Le Bahreïn connait, depuis le 14 février 2011, un mouvement de protestation que les autorités attribuent à l’association chiite de l’opposition "al-Wifak", celle-ci dit de son côté œuvrer pour instaurer une monarchie constitutionnelle et un gouvernement élu.
Le gouvernement bahreïni accuse, par ailleurs, l’opposition chiite d’être alliée à l'Iran, fait que celle-ci dément.