AA/Manama/Ahmed Masry
Le roi du Bahreïn, Hamad Ben Issa Al-Khalifa, a gracié, lundi soir, le militant des droits de l'homme et opposant Nabil Rajab, « pour des raisons de santé ».
Un tribunal de Bahreïn avait confirmé, le 14 mai dernier, un verdict antérieur, condamnant l’activiste bahreïni Nabil Rajab à six mois de prison pour « outrage aux ministères de la Défense et de l'Intérieur », sur son compte Twitter.
Nabil Rajab (50 ans), avait affirmé, dans un tweet publié le 28 septembre dernier, que «la plupart des jeunes bahreïnis qui ont rejoint des organisations terroristes telles que Daech provenaient des institutions sécuritaires et militaires, qui ont constitué leurs premiers incubateurs intellectuels ».
Il avait été arrêté par les forces de sécurité bahreïnies le 1er octobre dernier, après la publication d'un tweet, puis libéré, avant d’être de nouveau arrêté le 2 avril dernier pour les besoins de l’instruction.
Nabil Rajab est le président du Centre bahreïni des droits de l'Homme. Il est également membre du Comité consultatif de la division Proche-Orient de l'organisation Human Rights Watch, et secrétaire général délégué à la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH).